Voyager avec un Drone – Tout ce qu’il vous faut savoir !

Voyager c’est avant tout découvrir de nouvelles destinations et de nouveaux paysages et la tentation est toujours présente pour tout droniste d’amener son oiseau en avion avec soit ! Avant votre départ, il est toujours bon de vous renseigner sur la réglementation en vigueur pour l’utilisation de drones civils une fois sur place ainsi que les règles fixées par votre compagnie aérienne pour le transport.

Pouvoir emporter son drone avec soi est un luxe que de nombreux voyageurs/backpackers se payent de nos jours. A vous les panoramas grandioses, les selfies dans des coins pittoresques et les videos fun entres amis que vous partagerez sûrement sur les réseaux sociaux !


preparez votre sac de transport pour drone

Avant votre départ, il est bon de vous renseigner via internet ainsi qu’auprès des autorités locales compétentes (ambassades, offices de tourisme…).

Le point positif ici est que la plupart des pays touristiques n’ont pas encore tous adoptés de législation propre à l’utilisation d’aéronefs télépilotés, ce qui devrait vous laisser une marge de manoeuvre confortable sur la plupart des destinations.

Si jamais vous ne trouvez pas d’infos concernant votre destination, vous pouvez toujours vous reposer sur Google et trouver un forum de pilotes locaux ou carrément contacter des pilotes de drones professionnel sur place qui vous donnerons bien souvent de meilleurs conseils que l’administration en place….

Tous les pays ne traitent pas les drones de la même façon !

  • Certains pays les bannissent ou sont sur le point de les bannir totalement.
  • Certains pays demandent une autorisation pour voler
  • et enfin de nombreux pays ne sont pas très regardants et autorisent leur utilisation sans restrictions particulières.

Note : Il est difficile de vous proposer une liste precise ici, les lois évoluants constamment dans de nombreux pays.

Respectez les règles générales suivantes :

  • Ne volez pas en ville
  • Ne survolez pas les personnes ou les propriétés de trop près.
  • Volez à vue pour éviter tout problème
  • Ne dépassez pas les 120-150 metres qui correspondent bien souvent aux limites d’altitude maximale fixés par l’aviation civile
  • Evitez les abords d’aéroports et les zones militarisées
  • Ne volez pas trop prés des gens !

Transport de votre drone en avion

Les multirotors sont avant tout de simples appareils électroniques avec batterie et ne posent aucun problème particulier aux compagnies aériennes si vous respectez leurs consignes.

Il est ici important de bien séparer le drone de ses batteries qui sont l’element qui peu poser problème de part leur composition hautement dangereuse et leur nature instable.

Les batteries lithium rentrent dans la catégorie des produits dangereux et représentent un risque potentiel pour l’avion dans lequel vous vous déplacez. Votre drone pourra ici voyager dans un sac en soute mais vos batteries devront rester en cabine avec vous !


les batteries lipo peuvent faire de gros degats

Les batteries lipo peuvent faire de gros dégâts

L’ Association internationale du transport aérien (IATA) a mis en place des règles précises concernant le transport de batteries au lithium et il est important de les connaitre pour éviter tout mal entendu et problème une fois à l’aéroport. Il serait dommage d’avoir à vous séparer de votre compagnon juste avant d’embarquer non ? Voici ce qu’il vous faut retenir.

Les conditions de transport d’appareils électroniques et de leurs batteries varient en fonction de :

  • l’énergie en watt/heure (Wh) produite, pour les batteries de type lithium ionique, polymère, lithium iron phosphate (LiPo, qui nous intéressent ici), etc. ;
  • la quantité en grammes (g) de lithium pour les batteries au lithium métal, alliage au lithium…

Il est par ailleurs important de protéger des courts-circuits les bornes des batteries transportées dans vos bagages en cabine.

Pensez bien à les isoler avec de l’adhésif et stockez-les dans des sacs plastiques, dans leur emballage d’origine ou dans une enveloppe individuelle de type LiPo Guard (sac ignifuge, que je recommande grandement pour le stockage de batteries en général).

Vivant en Australie une bonne partie de l’année, je voyage régulièrement avec mes oiseaux, parfois avec deux ou trois pour des missions bien précises. Je prends en général toutes mes batteries avec moi en cabine et les protège avec des emballages de type Lipo Guard. Je n’ai jamais eu jusqu’à présent de contrôles de mes bagages (je touche du bois ici) mais il est quand même nécessaire de prendre toutes vos dispositions ici en cas de contrôle inopiné.


controle de sac aux frontieres

Malheureusement avec la montée du terrorisme les compagnies aériennes sont de plus en plus regardantes et je crois même que au-delà d’un certain nombre de batteries transportées, les services de sécurité de l’aéroport peuvent trouver à redire….

Renseignez-vous auprès de votre compagnie aérienne avant tout départ et dans le besoin, pensez a vous munir d’une copie PDF des documents officiels de l’IATA au cas ou la personne vous contrôlant n’est pas a la page…

D’après l’IATA, la quantité de batteries LiPo < 100 Wh en cabine est limitée à 5 kg par passager donc pensez bien à vous répartir les batteries si vous en avez pas mal et voyagez en groupe !

Pensez aussi à bien vous renseigner en cas d’escales sur votre trajet, le web regorgeant d’histoires croustillantes de dronistes ayant pas mal lutté avec certaines autorités locales en transit.


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Pour voyager avec un drone en avion, il est recommandé de respecter ces quelques points :

  • check

    Préparez votre drone : déchargez légèrement ses batteries et séparez les du drone.

  • check

    Un conseil, imprimez la notice IATA concernant le transport de batteries au cas où vous tomberiez sur du personnel aérien faisant du zèle…

  • check

    Préparation du sac avant check-in : placez vos batteries de drone en cabine, en prenant soin de les séparer et en les plaçant dans des sacs speciaux ignifuges (lipo safe). Disponibles pour quelques euros sur Amazon ou Ebay.

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    Votre drone lui (sans ses batteries) doit voyager en soute pour la plupart des compagnies aériennes. En soute, je vous recommande fortement de placer votre drone dans une valise ridige, ou utilisez un containeur de type “tuperware” en plastique si vous possédez un petit modèle de type Spark ou Mavic. Protégez votre drone au maximum !

Gardez à l’esprit que toutes les compagnies aériennes n’appliquent pas forcement les mêmes règles donc un conseil, contactez votre compagnie avant le départ, vous vous éviterez quelques soucis !

Une fois sur place

Pas de réglementation? Festival ! Profitez-en un conseil mais ne considérez pas pour autant que tout est permis !

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Comportez-vous toujours en professionnel (même si vous ne l’êtes pas officiellement), comme vous le feriez en France (si c’est le cas en France…) et imposez-vous les mêmes règles de sécurité.

Certains pays ne plaisantent pas du tout avec les écarts de conduite et vous pourriez vous attirer des problèmes même si la legislation sur les drones n’est pas vraiment au point dans ce pays !

En règle générale, jouez toujours la sécurité et pensez aux personnes autour de vous : évitez le survol de foules ou d’individus, ne survolez pas les sites “sensibles” ou interdits, volez à vue… Renseigner-vous une fois sur place pour être sûr qu’il n’y a pas d’interdiction particulière. En cas de contrôle, ne jouez pas la carte du touriste niais qui ne connais rien et montrez vous responsable et respectueux des autorités.

De nombreux pays restent (pour combien de temps ?) des espaces de liberté pour les dronistes. Gardez tout de même à l’esprit qu’en cas d’accidents ou de mauvais comportements d’un seul d’entre nous, les drones pourraient être purement et simplement interdits et c’est alors la communauté tout entière qui en pâtirais.

Au niveau équipement

Pensez à vous équiper convenablement pour transporter et protéger au mieux votre investissement pendant votre aventure à l’étranger.

Reportez vous à ma section sac de transport pour en savoir plus !

Pour finir, je dirais qu’il faut être conscient des contraintes qui sont réelles, mais elles ne devraient pas vous empêcher de pouvoir profiter de votre nouvelle destination pour faire des photos et videos en drone !

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Le Mavic 2 Pro et le Mavic Zoom Disponibles !

Si vous avez aimé la première version du Mavic Pro de DJI, vous ne devriez pas être déçu en lisant ces lignes.

Apres des semaines de rumeurs savamment orchestrés, le géant Chinois n’a pas seulement présenté son Mavic Pro 2 (dorénavant appelé Mavic 2 Pro) lors de sa Keynote du 23, il a également introduit un deuxième modèle : le Mavic 2 Zoom (pas de “Pro” ici).

Comme son nom l’indique, ce dernier est livré avec un zoom optique 2X (24-48mm et 2X numérique à 96mm), ce qui signifie que le choix va être vraiment difficile ici, chacun ayant ses propres arguments de vente uniques.

Le poids annoncé du Mavic 2 pro est de 907 grammes pour 905 g pour la version Zoom !

Avant d’aborder les différences, parlons de ce que les deux modèles partagent. Mis à part leur caméra, les deux nouveaux Mavics sont les mêmes au niveau caractéristiques technique.

le mavic 2 pro en vol

Détection d’obstacles multi-directions

Les principales améliorations comprennent ici :

  • Jusqu’à 31 minutes de vol (en hausse par rapport aux 27 du Mavic Pro original)

  • Plus de capteurs sur le drone (10 au total). Il s’agit de capteurs omnidirectionnels de sorte que le Mavic peut désormais éviter les obstacles dans toutes les directions (y compris au-dessus/en dessous)

  • 8 Go de stockage embarqué (comme sur le Mavic Air)

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    Un système de lumière auxiliaire orientée vers le bas (pour faciliter les atterrissages de précision en basse lumière)

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    Vitesse de pointe en mode sport 72 km/h

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    La transmission vidéo bénéficie d’un boost via une mise à jour de OcuSync en version 2, qui utilise à la fois les fréquences 2,4GHz et 5,8GHz (avec la possibilité de configurer le fonctionnement de ces bandes) pour éviter les interférences. Je suis personnellement vraiment impatient de tester ce Ocusync 2 ! Jusqu’a 8 km de portée avec retour vidéo en 1080p. Ce qui devrait etre impressionnant, et qui m’intéresse personnellement, c’est la qualité du signal ici, pas tellement la portée annoncée.

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    Détection d’obstacles multi-directionnelle. Nouveauté ici, détection sur les cotés du drone, seulement en mode trepied et active track 2.

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    Advanced Pilot Assistance System (APAS) “amélioré”, qui promet d’être plus intelligent, améliorant la façon dont le Mavic 2 évite les obstacles en vol.

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    Un mode Hyperlapse qui devrait venir alourdir l’arsenal des vidéastes amateurs ! Dispo en mode libre, cercle, courselock et waypoint.

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    ActiveTrack en version 2.0

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    Bibliothèque de tàches. Enregistrez les coordonnées GPS de votre séquence pour la refaire plus tard, à un autre moment de la journée.

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    Algorithme HDR amélioré

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    Technologie HyperLight pour réduire le bruit en basse sensibilités

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    Codec H.265

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     Compatibilité avec les DJI Google classiques ou racing edition.

Les Guides Utilisateurs Officiels sont disponibles ici pour ces deux drones !

différences entre mavic 2 pro et mavic zoom

Changements par rapport au Mavic Pro !

  • Différence de poids. Nous passons ici au dessus des 800 grammes ce qui tombe sous la coup de la loi drones de 2016 !

  • Il faut une radiocommande pour piloter ces drones, pas de smartphone ici, ce qui n’est pas plus mal selon moi…

  • Pas de mode portrait ici comme sur le Mavic Pro, dommage pour les mordus du partage sur réseaux sociaux !

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    Hélices et radiocommande non compatibles entre version 1 et 2.

portée et qualité du signal mavic 2

Transmission Ocusync 2.0

DJI ne nous a pas déçu ici. Apres avoir laissé tombé la transmission Ocusync pour le Air (pour des raisons évidentes liées au prix final du produit), le voila de retour sur le Mavic 2 Pro en version 2.0 !

Caractéristiques techniques :

  • Portée du signal de 8km avec retour 1080 vidéo en direct

  • 2,4/5,8 GHz temps réel commutation automatique en temps réel

  • 120 ms faible latence​​​​

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    Vitesse de téléchargement de 40 Mbps

Mode Hyperlapse

Voici quelques exemples des plans que vous devriez être à même de réaliser avec les nouveaux Mavics !

Hyperlapse - Circle
Hyperlapse - Waypoint
mavic 2 pro caméra

À 1449 €, la version “Pro” coûte 200 € de plus que la Zoom. Il est donc juste de dire que c’est le modèle phare de cet événement DJI. La principale différence ici est bien entendu la caméra embarqué, conçue conjointement par Hasselblad (une société Suédoise dans laquelle DJI a investi il y a 2 ans). Ce que cela signifie pour vous, c’est un nouvel appareil photo avec un capteur de 1 pouce qui peut saisir des images fixes de 20 mégapixels (par rapport aux 12 Mpx du Mavic Pro et de la version 2 Zoom).

Plus important encore, si vous faites beaucoup de post-production, la société Hasselblad prétend offrir 4 fois plus de niveaux de couleur par canal et une ouverture réglable entre f/2,8 et f/11 via sa caméra. Si vous êtes du genre a aimer les détails, le drone et sa caméra offrent aussi le support du 4K/10-bit HDR. 

Caractéristiques de sa caméra :

  • Appareil photo Hasselblad L1D-20c – 20 Mpx – Technologie HNCS

  • Capteur CMOS 1 pouce

  • Profil de couleur Dlog-M 10 bits pour une plus grande plage dynamique

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    Aperture réglable f/2.8-f/11

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    Vidéo HDR 10 bits. Support du format HLG (Hybrid Log Gamma)

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    Mode Hyperlapse

En attendant mon test complet du Mavic Pro 2, voici quelques images prises avec ce drone lors des 2 dernières semaines. Voici un lien qui vous permettra de télécharger quelques images en Raw pour vous rendre compte de la qualité du capteur !

Voici un slide avec quelques images en JPEG, cliquez pour ouvrir celles-ci sur imagur :

mavic et sa caméra hasselblad
mavic 2 zoom caméra

Si vous êtes du genre à vous rapprocher un maximum de vos sujets, le Mavic 2 Zoom pourrait être votre allié, notamment pour des prises de vue d’animaux sauvages. À 1249 €, la facture devrais mieux passer que celle de la version Pro.

Comme mentionné plus haut, le zoom optique 2X offre plus de flexibilité pour cadrer votre sujet dans les airs (plutôt qu’en post). Combiné avec le zoom numérique 2X, DJI annonce qu’il est possible d’obtenir une vidéo FHD équivalente à 96mm sans perdre en qualité (DJI a clairement prix du temps supplémentaire pour lancer une pique à Parrot ici).

Caractéristiques de sa caméra :

  • Camera Zoom optique 24-48mm

  • 12 MP Capteur CMOS 1/2,3″ CMOS 

  • Photo panorama 48 MP Super Résolution

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    4x Lossless Zoom FHD Vidéo

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    Quick Shot Dolly Zoom 

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    Mode Hyperlapse

Pour les amateurs de photo, le Zoom offre “seulement” des images fixes de 12 mégapixels, mais un nouveau mode Super Résolution permet d’assembler 9 images fixes pour un énorme panorama de 48 mégapixels !

Pack Fly More

Le pack Fly more est maintenant disponible en option (en supplément) et peut être acheté à tout moment !

Il comprend les accessoires habituels : 1 jeu d’hélices supplémentaires, 3 cables adaptateurs smartphone, 1 chargeur, 2 batteries et un sac de transport besace.

kit fly more mavic 2
le mavic 2 pro en vol stationaire

Mot de la fin

En regardant les fiches techniques, c’est une mise à jour qui séduira à coup sûr les photographes et créateurs de contenu du monde entier. 

Beaucoup de gens préfèrent le Mavic au Phantom 4 en raison de sa taille, il est donc bon de voir certaines des fonctionalités photo-centrées haut de gamme du modèle Pro disponibles sur ce Mavic 2 Pro

Maintenant, tout ce qu’il vous reste a faire c’est de vous décider entre la version Pro et Zoom. J’ai personnellement choisi la version Pro et vous proposerai un test dès reception.

Évènement DJI du 18 Juillet 2018 : Actu, Rumeurs…

DJI a récemment annoncé la tenue d’un événement à New York le 18 juillet 2018.

Le titre de l’événement est : « See the Bigger Picture ». (Qui pourrait être traduit par « changez de perspective »)

Le dernier grand événement de DJI en 2017 nous avait permis de découvrir le Mavic Air.

En général, DJI nous a habitué à faire ses « Keynotes » à New York pour les annonces de nouveaux drones et à Los Angeles pour ses annonces de caméras et autres produits !

A quoi peut-on donc s’attendre cet été de la part du #1 du marché du drone ? S’agira-t-il de la sortie du Mavic Pro II ? Ou verrons-nous le tout nouveau Phantom 5 ? Est-il possible qu’ils présentent les deux en même temps ?

Comme à chaque annonce et évènement tenu par la marque Chinoise, les rumeurs vont bon train ! De nombreuses sources de qualité se sont exprimées lors des derniers mois sur le sujet et ce qui est certain, c’est que nous ne pouvons rien confirmer avec certitude….

Allons-nous découvrir la nouvelle version du Mavic Pro ?

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Source : Osita LV

Le Mavic Pro II est le candidat le plus probable pour une sortie imminente. La Mavic Pro II devrait être une mise à jour impressionnante du drone le plus abouti de DJI.

Les dernières fuitent, indiquent que la Mavic Pro 2 devrait être équipé d’une meilleure caméra (similaire à celle présente sur le Phantom 4 Pro en matière de performances) et éventuellement d’un système d’évitement d’obstacles sur 5 cotés.

Ce serait bien entendu du pain béni pour les amateurs de produits DJI, le Mavic Air ayant été une mini déception au niveau de la qualité du signal et de la portée. Le Mavic Pro 2 verrait bien entendu revenir le fameux système Ocusync qui a fait le succès de la première version !

Possibilité de sortie le 18/7 – 85%.

Qu’en est-il du Phantom 5 ?

Comme pour le Mavic Pro II, nous avons dernièrement aperçu sur la toile des fuites d’images du Phantom 5. Il ne fait aucun doute que DJI cherche constamment à améliorer ses produits comme ce fut le cas dernièrement avec le dernier Phantom 4 Pro V2.0.

rumeurs concernant le phantom 5

Rumeurs concernant le Phantom 5. Cette rumeur a été invalidée par DJI, il s’agirait d’un Phantom 4 Pro customisé.

Le Phantom 5 est le drone DJI qui a le plus fuité depuis la sortie du Spark, et les rumeurs parlent déjà d’objectifs interchangeables et peut-être une résistance à l’eau. Bien que la sortie de ce quadricoptère puisse ou non se produire en même temps que celle du Mavic Pro II, nous l’attendons impatiemment cette année.

Possibilité de sortie le 18/7 – 45%.

Autres scénarios possibles

DJI est susceptible de mettre à niveau une partie de leurs accessoires pour drones et il semble que leur moniteur CrystalSky soit bien positionné pour recevoir une mise à niveau imminente. Nous nous attendons à ce que ces écrans soient plus grand, plus lumineux, à l’épreuve de la pluie et qu’il y ait plus d’options pour les sorties vidéo.

Possibilité de sortie le 18/7 – 60%.

Il n’y a pas eu de mise à jour de l’Osmo autre que la MAJ récente du Osmo Mobile 2. Est-ce que DJI pourrait sortir leur Osmo 2 (version classique avec caméra intégrée) le 18 juillet ? Nous attendons de celui-ci une caméra plus puissante avec des caractéristiques techniques plus poussées.

Possibilité de sortie le 18/7 – 25%.

Qu’en est-il de leur projet de drone avec caméra à 360 degrés ?

Nous aimerions voir débouler sur le marché un vrai drone permettant de filmer à 360 degrés. Nous savons que DJI est en train de travailler sur cette technologie et il y a une réelle demande du marché, mais cette technologie est-elle accessible en 2018 ? La photo d’invitation pour leur évènement du 18, ressemble à une image à 360°. Croisons les doigts.

Possibilité de sortie le 18/7 – 15%.

Bien que nous ne sachions pas encore exactement ce que DJI nous réserve le 18 juillet prochain, nous avons déjà une assez bonne idée de ce qui se trame en coulisses.

Je mettrai à jour cet article au fur et à mesure que nous recevrons des informations additionnelles, alors pensez à le bookmarker et revenez régulièrement pour en savoir plus !

Présentation du nouveau Phantom 4 Pro v2.0

Le dernier né de chez DJI, le Phantom 4 Pro en version 2, a déçu pas mal de monde lors de sa sortie, et ce pour deux raisons :

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    Tout le monde attendait impatiemment un véritable nouveau modèle, et pas une simple amélioration d’un drone existant.

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    Nouvelles hélices et transmission légèrement améliorée : la mise à jour ne fait franchement pas rêver et n’est pas vraiment fournie.

Maintenant que la déception est un peu retombée, j’ai quand même envie de détailler ce nouveau modèle en mettant l’accent sur les évolutions par rapport au Phantom 4 Pro. Car il s’agit bien d’évolution ici, DJI ayant pour habitude depuis quelques années de sortir des modèles “revus” et “améliorés” ce qui est selon moi une excellente chose qui prouve que DJI prête énormément attention aux critiques faites a ses drones, notamment via le forum officiel DJI.

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Si DJI ne nous a toujours pas régalé d’un Phantom 5, c’est pour une raison toute simple selon moi : ils ne sont pas vraiment mis sous pression par la concurrence ! Ils peuvent donc se permettre de prendre le temps de peaufiner leur prochain modèle.

L’autre raison, moins officielle selon moi, vient du fait que, ayant testé le Phantom 4 Pro en version Plus avec radiocommande, je dois dire que les problèmes de perte du signal m’ont assez déçus et dénaturaient en quelque sorte “l’expérience Phantom 4 Pro” malgré d’excellente caractéristiques techniques et la présence d’un capteur CMOS d’un pouce !

Nous avons donc droit à une mise à jour “mineure” du Phantom 4 Pro. Un appareil haut de gamme pour les amateurs, ou entrée de gamme pour les professionnels, commercialisé au prix de 1699€. Comptez 2148€ pour le bundle avec les DJI Goggles, et ajoutez encore 300 € si vous voulez la télécommande avec écran intégré (que je déconseille toujours !).

DJI ou le changement dans la continuité

Physiquement, c’est exactement le même appareil ! Le poid ne change pas : une dizaine de grammes de moins pour le P4Pro 2.0 ce qui, sur des appareils de plus d’un kilo, ne représente pas grand chose. Le seul moyen de différencier les deux versions est le logo DJI : auparavant argenté sur le Phantom 4 Pro, il est désormais doré sur la version 2.0.

Pas de révolution non plus au niveau des performances vidéo. C’est quasiment le même matériel qui est embarqué, à savoir une caméra d’une résolution de 20 MégaPixels permettant de filmer en 4K. Ce sont également les même fonctionnalités photos et vidéos que sur l’ancien Phantom 4 Pro. Notez simplement que l’obturateur électronique a été remplacé par un obturateur mécanique, censé améliorer la prise d’image à grande vitesse.

Rien de bien différent enfin concernant les performances en vol. C’est toujours la même batterie, et donc la même autonomie. Et les fonctionnalités de vol assisté n’ont pas évolué non plus. L’amélioration des hélices et des ESC (nouveaux ESC à flux orienté) permet bien de réduire le bruit émis par l’appareil (de 4 décibels) et d’améliorer la stabilité en vol.

Mais c’est franchement cosmétique, et il est tout à fait possible de poser les nouvelles hélices sur le Phantom 4 Pro v2 en les achetant séparément.

A première vue, rien de bien alléchant donc. À se demander à quoi sert ce nouveau modèle tant les améliorations sont mineures. Et pourtant, un seul petit changement va faire toute la différence.

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Révolution dans la transmission

Le principale apport de ce Phantom 4 Pro v2.0, c’est le changement de technologie de transmission vidéo.

L’ancien modèle utilisait la technologie Lightbridge, la v2.0 utilise OcuSync, comme le DJI Mavic Pro. Merci DJI !!!

Si vous avez lu mon test du DJI Mavic Pro, vous devez savoir que je suis un fan de la technologie OcuSync qui apporte un veritable confort en vol, rendant le signal de bien meilleure qualité et augmentant considérablement la portée en vol.

Concrètement, ce changement améliore deux choses :

– La portée de la transmission vidéo, qui passe de 5 à 7 kilomètres
– La qualité de l’image, qui passe de 720p à 1080p pour le retour vidéo

Ce nouveau mode de transmission est globalement plus réactif que le Lightbridge, et permet également une connexion sans fil aux lunettes de pilotage à la première personne, les DJI Goggles.

Signalons également l’amélioration significative de la détection d’obstacles. La portée des capteurs avant et arrière passe en effet de 10 à 30 mètres. Cela peut sembler anecdotique, mais ça améliore sensiblement le pilotage dans les petits espaces et à grande vitesse.

Meilleure portée, meilleure qualité d’image, pilotage plus sûr et casque sans fil… l’expérience de vol à la première personne a été améliorée sur tous les points, et c’est finalement là le véritable apport de cette v2.0 du Phantom Pro 4. Mais est-ce suffisant pour en justifier l’achat ?

Si vous possédez déjà le Phantom 4 Pro, et que les problemes de perte de signal en vol et la faible portée ne vous dérangent pas alors la réponse est non. Commandez simplement les nouvelles hélices si vous le souhaitez, et attendez le Phantom 5 !

Mais si vous êtes à la recherche d’un drone haut de gamme, alors il n’y a pas de raisons de snober ce Phantom 4 Pro v2.0. L’évolution n’est pas que cosmétique, et il y a de nettes progrès par rapport au Phantom 4 Pro. Surtout si vous appréciez le vol à la première personne et que vous possédez déjà les DJI Goggles.

Vous pouvez évidemment choisir d’attendre la sortie du Phantom 5, mais nos amis de DJI n’ont vraiment pas l’air pressés et vous risquez d’attendre longtemps, alors qu’un drone d’excellente qualité est d’ores et déjà disponible !

Comment utiliser le Retour à la maison (RTH) DJI en toute sécurité

Le retour à la maison est une caractéristique de sécurité utile présente sur les drones de marque DJI, cependant, il est possible que la façon dont ce système fonctionne soit mal comprise, ce qui malheureusement peut parfois conduire à des accidents de drones qui auraient pu être évités.

Nous allons donc examiner en profondeur ce système ainsi que la façon dont il fonctionne. Bien que ce mode ne soit pas propre au drones DJI seulement, nous nous pencherons ici sur les spécificités du système embarqué chez DJI.

C’est une caractéristique qui vaut vraiment la peine d’être détaillée et comprise car elle pourrait bien vous sauver la mise un de ces jours.

rth radiocommande mavic pro
rth radiocommande phantom

Les boutons RTH sur les radiocommandes du Mavic Pro (gauche) et Phantoms (droite)

Il y a 3 types de « retours à la maison » chez DJI qui ont tous les 3 des causes différentes :

Batterie faible

Comme son nom l’indique, ce RTH est déclenché lorsque la batterie de vol intelligente DJI est épuisée au point d’affecter le retour du drone a la base. Lorsque cela se produit, une notification apparaîtra sur votre écran dans l’application DJI GO/4 et le drone commencera automatiquement à monter jusqu’à la hauteur que vous avez choisie (RTH altitude) et reviendra automatiquement si aucune action n’est effectuée après un compte à rebours de 10 secondes. Si la puissance de la batterie est très faible, le drone se posera automatiquement et cela ne peut pas être annulé par le pilote si la batterie est vraiment trop faible (moins de 8% en général).

Ce type de RTH est celui qu’il vaut mieux éviter et le plus facile à anticiper. Pensez à régler des alertes dans votre App DJI Go 4 ! Une première a 30 % de batterie pour commencer votre retour et une deuxième vers 15% pour commencer la descente et poser l’engin. Ces chiffres, donnés à titre d’exemples, sont bien entendu à relativiser si votre retour se fait face au vent et si vous volez loin niveau distance !

Vous pouvez par ailleurs assigner des raccourcis aux touches situées en dessous de votre radiocommande pour accéder plus facilement aux données batterie en vol.

Failsafe

Le Failsafe RTH se produit lorsque votre drone perd le signal pendant 3 secondes ou plus lorsque vous utilisez la télécommande ou 20 secondes lorsque vous utilisez le Wi-Fi.

Lorsqu’il entre en action, il fera l’une des trois choses suivantes, selon la façon dont vous l’avez configuré (Ceci est réglable toujours via votre App DJI Go 4).

Tout d’abord, si vous l’avez réglé sur RTH, il montera à la hauteur RTH sélectionnée et commencera à revenir vers vous et une fois que vous recevez le signal retour, vous pouvez l’annuler et reprendre les commandes. Deuxièmement, si vous l’avez réglé sur « Hover » ou « vol stationnaire », votre drone va juste planer à sa position actuelle, afin que vous puissiez marcher vers lui et rétablir votre signal. Cependant, si vous ne parvenez pas à rétablir votre signal et que le batterie RTH est déclenché, le drone retournera à la maison ou à terre selon les réglages de votre RTH batterie. Troisièmement, il peut être réglé pour atterrir, donc il ne fera qu’atterrir dans sa position actuelle.

Je n’utilise personnellement (et vous conseille d’en faire de même) que le retour automatique sur le Failsafe, surtout depuis que je possède le Mavic Air, qui perd très (trop ?) souvent le signal en vol en zone urbaine. La deuxième option ne sert pas à grande chose d’après moi et la troisième n’est pas envisageable si vous volez au-dessus de l’eau…

C’est la seule forme de Retour à la Maison que j’utilise personnellement, en cas de perte de signal en vol. Je le laisse généralement revenir un peu et l’annule pour reprendre le contrôle dès que le retour vidéo revient sur mon smartphone.

Smart RTH

Il s’agit d’un RTH déclenché par l’utilisateur lorsque vous appuyez sur le bouton RTH sur votre télécommande ou dans l’application. Une fois que le bouton a été appuyé, le drone commence son vol de retour à son point d’origine.

Il peut être arrêté à tout moment en appuyant sur le bouton Pause de vol de la télécommande ou en appuyant sur l’icône Stop dans l’application.

Si vous pilotez le Phantom 4 Pro ou Advanced, le drone va reproduire sa trajectoire de vol pendant environ 30 secondes avant de commencer son ascension et ainsi revenir directement vers vous. Il faut se rappeler que si votre drone se trouve à moins de 20 mètres de vous lorsque vous appuyez sur le bouton RTH (ou si vous perdez le signal), il atterrira juste là où il se trouve, mais si la zone d’atterrissage est dangereuse, il essaiera de trouver un endroit sûr pour atterrir ou simplement de rester à une faible hauteur jusqu’à ce que le pilote prenne le contrôle et lance l’atterrissage manuellement.

Réglages RTH dans DJI GO/4

menu reglages dji go 4

Sur la droite du texte “Home Point Settings” se trouvent 2 icônes. La première (avec la flèche) positionnera le point RTH au même endroit que la position de votre drone au décollage. La deuxième (avec la personne) positionnera le point RTH au même endroit que le porteur de la radiocommande. Pratique si vous changez de position pendant le vol. Attention à votre Home Point si vous dronez depuis un bateau !!! Les coordonnées de votre position GPS devraient changer.

Parfois, il vous sera surement impossible d’obtenir plus de 10 satellites pour régler votre home point (la barre ne tourne pas au vert et DJI Go 4 ne veut pas placer votre point sur la carte) et il vous sera difficile de régler votre home point. Pour éviter de “gaspiller” votre chère batterie et/ou avoir a redémarrer l’engin, vous pouvez le faire décoller sans avoir réglé le home point et dès que vous obtenez un bon signal GPS (la barre passe au vert), pensez à le régler en appuyant sur le bouton avec la personne ce qui réglera le point RTH sur l’endroit ou la radiocommande se situe. 

Parametres DJI Go 4

Maintenant que nous avons examiné les différents types de modes retour à la maison disponibles, jetons un coup d’œil aux paramètres de DJI Go/4 qui affectent ce fameux RTH.

Vision Positioning System. Le VPS de DJI a besoin d’être activé si vous souhaitez utiliser la protection a l’atterrissage et l’atterrissage de précision. La seule vraie raison d’éteindre cette fonction qui aide avant tout à la stabilité en vol, est si vous prévoyez de survoler une surface réfléchissante comme de l’eau, car la lumière réfléchie par l’eau a tendance à fausser les données reçues par le capteur.

La protection à l’atterrissage est un autre réglage utile car le drone va balayer le sol avant d’atterrir pour s’assurer que la zone d’atterrissage est appropriée. S’il n’est pas satisfait, le drone essaiera de trouver une zone d’atterrissage plus appropriée.

L’atterrissage de précision correspond au moment où le drone s’arrête brièvement après le décollage et prend une photo de sa zone d’atterrissage pour qu’il puisse être plus précis lorsqu’il revient, en faisant correspondre l’image à ce que le capteur voit en dessous de lui.

Le réglage RTH Obstacle Check signifie que votre drone vérifiera s’il y a des obstacles pendant son retour et s’il en détecte un, le drone remontera pour l’éviter. Si vous avez activé ce paramètre, cela signifie que votre oiseau vérifiera toujours même si vous avez désactivé la fonction Évitement d’obstacles pour le drone.

Tous ces réglages sont activés par défaut et c’est généralement une bonne idée de les garder activés tout le temps. Il vaut la peine de vérifier de temps en temps que vous n’avez pas accidentellement éteint l’un d’entre eux. Le Spark est cependant une exception à ce qui précède, car elle n’a pas ces réglages, mais seulement un seul réglage “Sensor State”, qui permet d’activer ou de désactiver les capteurs.

Je désactive personnellement une bonne partie de ces options (sauf le VPS) car je lance le plus souvent en manuel et pas depuis le sol.

trajet de retour a la maison

Comment utiliser le Retour à la maison DJI en toute sécurité ?

Tout d’abord, vous devriez TOUJOURS suivre une routine pré-vol avant de vous lancer et régler votre altitude maximale de retour à la maison est un point parmi les plus importants !

Vous devez penser à enregistrer votre « Home Point » et pour cela, il vous fait au moins 10 connexions satellite GPS. Pensez à activer la connexion 3G/4G aussi afin d’avoir accès à la carte pour vérifier si le point est bien au bon endroit ! Oui DJI par le passé a connu des bugs qui plaçaient le point RTH a des kilomètres de la radiocommande…je ne vous fait pas un dessin quand le pilote tapait le bouton RTH en plein vol…

Votre Home Point peut être l’emplacement de votre drone avant le décollage ou il peut être là où se trouve votre télécommande pendant le vol, vérifiez toujours qu’il est bien correctement placé.

Enfin, assurez-vous de régler votre altitude de retour à la maison de façon qu’elle soit plus élevée que le plus haut des obstacles vous entourant. Habituellement, je le règle a 10m au-dessus de l’obstacle le plus haut, en cas de doute mieux vaut voir trop haut que pas assez (en respectant la hauteur de vol maximale autorisée bien entendu). Maintenant, votre RTH devrait pouvoir être utilisé en toute sécurité.

Vous devriez avoir une meilleure compréhension de cette fonctionnalité de base qui équipe aujourd’hui une grande majorité des drones, et pas que les DJI.

Gardez ici à l’esprit que ceci est avant tout de l’assistance en vol et que des problèmes peuvent survenir en vol (et oui les problèmes ça arrive malheureusement avec l’électronique…). Rien ne remplace un bon pilotage en manuel et mise à part les rares cas où vous perdrez le signal, vous devriez toujours garder votre drone a vue et être a même de le ramener à la base en vol manuel ! Ne profitez pas de l’assistance pour vous reposer et pour ne pas développer vos compétences de pilotage pur, c’est une hérésie selon moi…

En espérant vous avoir aidé. Bon vol !

Le nouveau drone Anafi de Parrot peut-il rivaliser avec les drones DJI ?

La guerre qui anime le marché des drones grand public commence à tourner au vinaigre pour les compétiteurs de DJI qui écrase plus que jamais la concurrence en s’incrustant dans quasiment tous les segments possibles depuis 2017 ! DJI a maintenant des drones dans toutes les gammes de prix, ciblant du débutant cherchant à faire de la selfie au photographe/vidéaste professionnel avec leur haut de gamme. Cela ne rend pas les choses simples pour notre Parrot national !

Dans un marché où Parrot est quelque peu à la peine depuis quelques années (source Europe 1), la marque Française se ressaisit et lance aujourd’hui un nouveau drone : le Parrot Anafi.

A première vue, l’Anafi est un grand pas en avant pour Parrot par rapport à ses modèles Bebop et leurs évolutions. Qu’est ce qu’il faut ici retenir ?

Caractéristiques du Anafi

Pour commencer, l’Anafi de Parrot est pliable et compact, ne pesant que 350 grammes. C’est ce qui fait déjà la différence avec les DJI Mavic Air et Spark en termes de portabilité, à des fins de comparaison. La nouvelle réglementation Française entrant en vigueur en 2018, Parrot se positionne avant l’été.

drone anafi vue de devant
le anafi ouvert vue de dessus
parrot anafi plié

Contrairement au Spark et comme le Mavic Air, l’Anafi peut shooter en 4K (17:9) et offre le HDR, ce qui est une grosse avancée chez Parrot est un des derniers constructeur a ne pas offrir la 4K sur ses drones.

Son appareil photo dispose d’un capteur Sony IMX230, d’un processeur vidéo Ambarella qui lui permet de prendre des photos de 21MP. Il bénéficie également d’une stabilisation sur 3 axes mécanique (en plus de la stabilisation logicielle) et d’une inclinaison verticale de 180 degrés, ce qui permet plus d’options créatives.

Caractéristiques de la caméra :

  • Capteur CMOS Sony® 1/2.4’’ 21MP
  • Grand angle f/2.4 ASPH
  • Longueur focale 35mm. 23-69mm (photo), 26-78mm (video)
  • Compatible Adobe DNG/RAW

Le Anafi possède par ailleurs un zoom optique 2.8X (1.4 seulement en 4K) qui, couplé à leur nouveau mode Dolly Zoom Effect, promet d’offrir encore plus d’options créatives au pilote !

Grâce à ce que Parrot décrit comme un “design bio-inspiré” et une batterie intelligente, l’Anafi offre sur le papier plus d’autonomie que les Mavic Air et Spark, en restant pendant environ 25 minutes dans les airs. Il peut également être chargé avec un câble USB-C, ce qui est pratique.

En mode sport, sa vitesse maximale est de 55km/h (34mph). Selon Parrot, l’Anafi peut supporter des vents de 50 km/h et a une portée maximale de 4 km.

L’Anafi de Parrot se pilote avec le Skycontroller 3 de Parrot, qui, comme le drone, se déploie rapidement et est prêt à être lancé en quelques secondes seulement. Vous pilotez l’Anafi à l’aide de l’application FreeFlight 6 de Parrot, qui inclut une gamme de modes de vol automatisés allant des dronies au mode suivi de sujet.

Au lieu de se fier au GPS, le système de suivi de Parrot utilise un réseau neuronal pour localiser la cible pour chaque plan.

skycontroller 3 pour diriger le anafi

Skycontroller 3 de Parrot

Une autre première pour Parrot : Vous pouvez maintenant stocker tous vos médias sur la carte microSD de 16 Go incluse, au lieu d’avoir à se connecter à la mémoire flash interne du drone comme avec les anciens modèles de Parrot.

La gimbal peut par ailleurs bouger sur un axe de 180 degrés, ce qui est vraiment cool et permettra aux pilotes de créer de nouveaux plans vidéo et des photos toujours plus originales.

Le Parrot Anafi n’a pas de technologie d’évitement d’obstacles ?

Cela fait maintenant plus de deux ans que Parrot a offert un produit concurrent « sérieux » sur le marché des drones grand public (Bebop 2).

Une fonctionnalité chère aux drones DJI se remarque ici par son absence : l’absence de reconnaissance des obstacles ou de technologie d’évitement. Parrot a ici clairement fait le choix de ne pas équiper son Anafi de cette technologie (qui ne sert pas à tout le monde entre nous) et n’offre donc pas de caractéristiques de sécurité aussi avancées que son concurrent Chinois.

le anafi et sa gimbal

Bien que l’évitement des collisions ne soit pas une garantie que les accidents ne se produiront pas en vol, il s’agit tout de même d’une mesure préventive utile, surtout pour les débutants, qui contribue grandement à réduire les nerfs qui accompagnent les vols, particulièrement dans les espaces restreints ou en intérieur.

Parrot risque ici également de ne pas séduire certains pilotes professionnels. Si vous inspectez un toit de maison ou prenez des photos pour le secteur de l’immobilier, allez-vous vraiment choisir un drone sans détection d’obstacle ? Même les pilotes les plus habiles et confiants préféreraient avoir ce système de sécurité.

Étant donné que Parrot offre également des solutions professionnelles, couvrant les drones, les logiciels et les services dans les secteurs de l’agriculture, la cartographie 3D, l’arpentage et l’inspection, cela semble être une occasion manquée de faire du pied à ce secteur.

La plupart des drones DJI sont ostensiblement destinés aux débutants, mais ils finissent néanmoins par être utilisés par les professionnels. Il est probable que leurs caractéristiques de sécurité avancées en sont l’une des raisons principales.

Il ne fait bien entendu aucun doute que Parrot ait exploré la possibilité d’inclure ce type de technologie avec le Anafi. Cela ne doit pas avoir été viable avec le niveau de prix que le fabricant français avait à l’esprit.

Pour commencer, lancer un drone sur un marché de grande consommation déjà saturé par DJI n’est pas une simple opération. Ensuite, il est clair que sans le positionnement agressif de DJI et sa gamme de produit, Parrot ne serait pas en train de rattraper son retard en termes de technologie. Ils n’auraient pas besoin de fixer le prix de leurs nouveaux produits avec autant de soin et à faire des compromis entre innovation et prix du produit.

Il ne fait aucun doute qu’il a fallu beaucoup de travail et de temps pour produire un drone compétitif, du moins sur le papier, capable de se défendre face aux meilleurs modèles de DJI. Parrot devrait être récompensé pour avoir atteint cet objectif, le drone a l’air prometteur sur le papier. A voir ce que cela donnera en test !

parrot anafi dans sa boite de transport

Info sur les prix et la date de sortie

Vous voulez donner une chance au Parrot Anafi ?

Il peut être pré-commandé dès aujourd’hui et sera en magasin à partir du 1er juillet 2018 au prix de 699 € chez certains détaillants en électronique grand public, sur Amazon.com et via le site Parrot.com.

J’ai personnellement hâte de mettre la main sur ce nouveau modèle !

Test du Mavic Air, le dernier drone de DJI

Si le nom vous évoque une version light du Mavic Pro, vous êtes probablement dans le vrai ! Après le Tello, modèle d’entrée de gamme, DJI complète encore son offre de drones avec un appareil proposé à 849 €, un prix à mi-chemin entre celui du Spark, vendu 499 €, et du Mavic Pro, qui coute lui 1199 €.

Et à première vue, il en va de même pour ce qui est des caractéristiques. Le Mavic Air a tout l’air d’être un hybride qui combinerait la simplicité d’utilisation du Spark et les performances du Mavic Pro dans un petit drone pliable !

Ce n’est un secret pour personne, je suis personnellement un grand fan du Mavic Pro – le drone de l’année en 2017 et je dois dire que son successeur (potentiel, lisez jusqu’à la fin de ce test pour en savoir plus) a clairement attiré mon attention en ce début 2018.

Nous allons voir dans ce test que le Mavic Air a de bons arguments par rapport à son grand frère !

Caractéristiques techniques du DJI Mavic Air

Comme à leur habitude, DJI nous gratifie ici d’un produit vraiment bien désigné repoussant toujours plus les limites en matière d’ingénierie. Crossover entre son grand frère le Mavic Pro et le tout dernier DJI Spark au niveau design, nous allons voir que celui-ci possède plus les caractéristiques techniques de son grand frère.

gimbal a 3 axes
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    Gimbal à 3 axes avec stabilisation mécanique

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    Caméra capteur CMOS 1/2.3″ – 12MP – f2.8 – Distance focale de 24mm

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    Modes Panorama, horizontal, vertical, 180 degrès et sphère – 32MP

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    Video 4K UHD @ 30 ips – 100Mb/s – 1080 @ 120 ips pour des ralentis sportifs

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    Mode HDR (comme sur la première version) avec algorithmes revus

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    Mémoire et stockage interne de 8go – Pratique si vous oubliez votre carte SD à la maison

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    Drone pliable possédant la longueur d’un Smartphone (une fois plié)

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    Radiocommande pliable (hybride entre celle du Mavic Pro et celle du Spark). Les boutons et antennes se détachent pour faciliter le transport !

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    Modes Active Track (amélioré), Quickshots (comme sur le Spark) mais avec 6 Quickshots différents (Fusée, Dronie, Cercle, Spirale, Asteroïde et Boomerang)

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    Smart capture pour un contrôle du drone poussé via votre main

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    Système de vol Flight Autonomy 2.0 revu. Evitemment des obstacles en temps réel

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    Autonomie en vol 21 mns

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    Système de propulsion fiable, ESC DJI revu

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    Vitesse de pointe 64.8 km/h en mode sport (surement pas de vol ATTI manuel ici comme sur la version précédente)

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    Transmission vidéo 2kms en Europe, 4kms reste du monde

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    Compatible DJI Googles

Un drone ultraportable et vraiment pratique

Le Mavic Air est compact, solide et pliable.

finition de haute qualité

Finition de haute qualité, comme toujours chez DJI

Une fois replié il fait la taille d’un smartphone (de type iPhone 7 Plus), et tient facilement dans un petit sac, voir une grande poche de blouson. Et comme on peut le piloter sans la télécommande fournie, et même sans smartphone grâce aux fonctionnalités Smartcapture hérité du Spark (ce dont je ne suis pas un grand fan personnellement…), pas besoin d’emporter d’accessoires, si vous souhaitez vraiment voyager léger !

Même la carte mémoire est optionnelle, puisque le Mavic Air dispose d’une mémoire interne de 8 GO, ce qui est un plus et une avancée énorme selon moi !

Design

Le Mavic Air reprend le design pliable et compact du Mavic Pro et le miniaturise encore plus. Si l’on considère que le DJI Mavic Pro était vraiment ultra-portable, cette version Air franchis encore un cap en matière de portabilité.

Le Mavic Air Plié

portabilité accrue par rapport au mavic standard

composants de la version Air

radiocommande revue

Une fois plié, le DJI Mavic Air est à peu près plus grand qu’une phablet en termes d’encombrement, et fait à peu près la moitié de la taille du Mavic Pro, ce qui en fait le modèle le plus portable du DJI à ce jour. Une fois replié, il est plus petit que le Spark (dont les bras ne sont pas pliables). Dimensions plié 168×83×49 mm et déplié 168×184×64 mm.

En raison de sa nouvelle forme, DJI a dû ajouter des bouches d’aération pour garder le Mavic Air frais en vol et lui éviter toute surchauffe. Le Mavic Air ne pèse que 430 grammes, ce qui vous permettra de vous éviter un enregistrement en ligne et une formation obligatoire mi 2018 !

Autre nouveauté pour DJI : les sticks de la télécommande peuvent maintenant être détachés et insérés à l’intérieur du contrôleur pour plus de portabilité. Cette nouvelle addition est vraiment un plus et il est clair que les ingénieurs DJI ont souhaités ici améliorer considérablement la portabilité et l’expérience utilisateur.

DJI a clairement pensé aux pilotes débutants.

J’ai déjà évoqué la fonctionnalité SmartCapture qui permet de contrôler le drone via des gestes de la main, tant qu’on se cantonne à des opérations basiques (fonctionnalité héritée du Spark).

Le Mavic Air embarque également une technologie qui lui permet de scanner son environnement et de détecter les obstacles afin d’éviter les chocs en changeant son plan de vol. Il s’agit du système APAS qui devrait être progressivement intégré à tous les futurs drones DJI. Les grands classiques DJI sont toujours présents pour assister les novices grâce au désormais célèbre système Active Track qui ordonne au drone de suivre un sujet (personne, bateau, moto, voiture…) automatiquement, et les traditionnelles fonctionnalités Quickshot (Fusée, Dronie, Cercle, Spirale, mais aussi les nouveaux modes Asteroïde et Boomerang) de DJI.

Il n’y a donc pas besoin d’être un expert pour réaliser des images d’excellente qualité ou de s’amuser en pilotant ce petit drone, sans risquer de casser votre tirelire.

Un drone plus complet qu’il n’y parait

La plupart de ces fonctionnalités sont en effet également offertes par des drones plus abordables, à commencer par le DJI Spark. Mais ne vous y trompez pas, le Mavic Air tient aussi de son grand frère, le Mavic Pro et offre de nombreuses caractéristiques techniques qui plairont aux utilisateurs plus avancés.

Capteur et images

En termes d’image, le Mavic Air embarque en effet une nacelle offrant une stabilisation mécanique sur 3 axes et un capteur permettant de filmer en 4K et de prendre des photos HDR avec une résolution de 12 Mégapixels.

C’est exactement la même configuration que le Mavic Pro, sur un appareil plus petit et moins cher mais avec quelques différences notables tout de même ! 

Le DJI Mavic Air est équipé d’un capteur CMOS de 1/2,3 pouces et possède un objectif de 24 mm f/2,8. Vous pourrez capturer des séquences 4K stabilisées mécaniquement jusqu’ à 30 images par seconde avec un débit binaire maximum de 100 Mbps. Vous pouvez même descendre jusqu’à 1080p pour 120 images par seconde en ralenti, ce qui permet de rajouter des effets dramatiques. Parfait pour les sportifs souhaitant réaliser des plans dynamiques sans sacrifier la qualité !

Les vidéos que j’ai capturés jusqu’à présent semblent aussi nets et détaillés (voir plus) que celles réalisées à l’aide du Mavic Pro.

Les fonctionnalités photo ont été mises à jour. En plus des modes panoramas habituels (horizontal, vertical et 180°) le Mavic Air est capable de réaliser des panoramas sphère de 32 Mégapixels et le rendu est vraiment impressionnant d’après mes premiers essais, surtout vu la taille de l’engin !

Pilotage

Si c’est le pilotage qui vous intéresse, ce petit drone répond également présent. Il offre une autonomie en vol plutôt honorable de 15-20 minutes d’après mes tests, ce qui est tout de même bien mieux que pas mal de compétiteurs embarquant des batteries beaucoup plus grosses…(beaucoup moins par contre que le Mavic pro.

Il peut atteindre des pointes jusqu’à 68 km/h et plus (avec vent de dos) en mode sport et est vraiment nerveux et super réactif vu sa taille. Si vous vous procurez les lunettes FPV DJI Googles (vendues séparément), vous aurez de quoi bien vous amuser, vu la qualité des images.

Le système de transmission wi-fi « amélioré » annonce une portée de 4 kilomètres, hélas bridée à 2 kilomètres en Europe. D’après mes tests, ce nouveau wifi ne vaut pas le Ocusync du Mavic Pro (que j’adore personnellement) et offre une portée beaucoup plus limitée, comme vous pouvez le voir ici :

Test de Portée Maximale (zone avec interférences) :

Test de Portée Maximale (zone sans interférences) :

D’après mes tests, il faut vraiment bien pointer les antennes vers le drone, sans quoi vous perdrez rapidement le signal…Cela devrait en refroidir plus d’un je pense ! Gardez à l’esprit qu’il est obligatoire de garder son drone à vue selon la législation Française.

Cette limitation en matière de portée est tout de même la preuve que les performances sont ici en baisse au niveau qualité du signal et il n’est pas rare de voir des alertes apparaitre à l’écran.

signal et portée revues

La télécommande fournie est d’excellente facture, avec des joysticks et des antennes détachables pour le transport, mais n’intègre pas d’écran pour la télémétrie en vol contrairement au Mavic Pro, vous devrez comme d’habitude, y connecter votre smartphone pour le retour video.

Plus de stockage

DJI apporte également des améliorations dans le domaine du stockage de données. Le Mavic Air dispose de 8 Go de mémoire embarquée, une première pour un drone de la marque Chinoise. Cela ne veut pas dire que vous perdrez sur le stockage microSD si vous voulez plus d’espace de stockage.

La plupart des dronistes utiliseront bien entendu toujours une carte microSD, mais ces 8 Go intégrés seront les bienvenues en cas d’oubli et vous éviterons surement un aller-retour a la maison, pour les plus tete en l’air ne suivants pas de checklist avant vol.

Un port USB-C a également été ajouté remplaçant le micro-USB, donc le transfert de données du drone sera plus rapide si vous avez besoin d’accéder à ce stockage embarqué.

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Mon Avis sur le DJI Mavic Air 

Le Mavic Air représente selon moi un excellent compromis entre la simplicité du Spark et les performances du Mavic Pro, le tout dans un appareil ultra-portable et embarquant des modes de prises de vue solides et variées.

Sa compacité entraine forcement quelques accros comme son autonomie en baisse et son nouveau signal wifi n’offre pas une portée exceptionnelle et une excellente stabilité du signal. Je dois dire que j’ai été agréablement surpris par ce drone au niveau prise en main, modes des vols et qualité du capteur photo/video.

Il reste sans doute un peu cher pour des débutants, qui privilégieront plutôt le Tello ou le Spark. Mais il pourrait bien séduire les passionnés ou les amateurs de la marque en quête de portabilité extrême voir les professionnels à la recherche d’un drone passe-partout et facile à transporter.

Si vous êtes sceptiques et souhaiter vous équiper en 2018, un conseil soyez patient, le DJI Mavic 2 ne devrait pas tarder à pointer son nez (milieu 2018 d’après les rumeurs et des sources Chinoises jusqu’ici fiables) et devrait (toujours d’après les rumeurs) embarquer un capteur CMOS à 1 pouce (similaire à celui du P4 Pro) et reprendre tout ce qui a fait le succès du Spark et le succès à venir du DJI Mavic Air !

Disponibilité – Packs

couleur blanc artique

Couleur blanc artique

couleur noir onyx

Couleur noir onyx

couleur rouge flamme

Couleur rouge flamme

Le DJI Mavic Air se décline en trois couleurs: blanc artique, noir onyx et flamme rouge.

Il est vendu au prix de 849 € dans sa version de base avec des accessoires standards, mais est aussi disponible dans sa version “Fly More” avec des accessoires additionnels pour un prix de 1049 €. Les précommandes sont ouvertes dès aujourd’hui et le Mavic Air sera disponible à partir du 28 janvier 2018.

Pack de Base du Mavic Air

Pack de Base du Mavic Air

Pack fly more du mavic air

Pack fly more du mavic air

Pour revoir la Keynote DJI, c’est par ici :