10 conseils pratiques pour bien filmer, photographier avec votre drone

MAJ : Article mis à jour le 18/04/2017 !

Aussi curieux que cela puisse paraître, on a souvent l’impression qu’il suffit d’un multi-rotor high-tech et d’une caméra 4K flambant neuve pour réaliser de magnifiques prises de vue aériennes en drone.

Grâce à la technologie dernier cri embarquée dans certains quadricoptères récents comme Parrot Bebop 2, DJI Phantom 4 ou encore DJI Inspire 1, tout semble être pensé et programmé pour que vous n’ayez plus qu’à appuyer sur un bouton et immortaliser ainsi vos panoramas, vidéos…

Certes, ces avancées techniques ont permis de rendre accessible la photographie aérienne à un large public mais elles ne remplaceront jamais l’expérience et la maîtrise qu’un photographe chevronné acquiert avec le temps.

Les plus expérimentés vous le diront, la photographie par drone est à elle seule un art qui demande une connaissance de certaines règles de base et de techniques photographiques.

Vous venez d’acheter un nouveau quadri et vous demandez certainement comment filmer ou photographier avec un drone? ou vous n’êtes plus un simple débutant et vous demandez comment améliorer vos prises de vues aériennes

Pour vous assister, je vous propose aujourd’hui 10 conseils pour débutants, mais pouvant également aider certains professionnels, pour réaliser des prises de vue de grande qualité dans les airs !

1 – Connaître les réglementations en vigueur

Avant de lancer votre quad dans les airs, il faut savoir qu’en France, il est nécessaire de posséder le brevet de pilote ULM et d’homologuer votre quadricoptère si vous souhaitez réaliser des vidéos et photos professionnelles (c’est-à-dire, dans le cas où vous allez vendre les photos ou les vidéos que vous souhaiter réaliser).

Il suffit pour cela de vous rendre sur le site de la fédération française d’ULM pour obtenir le certificat qui est généralement facile à obtenir.

Ensuite, il vous faudra demander les autorisations préfectorales, ou obtenir l’agrémentation pour l’autorisation de vol auprès des mairies, voire des organismes responsables des sites que vous allez survoler.

Il existe d’autres réglementations à respecter que je vous invite à découvrir dans mon précédent article qui traite en détail de la législation des drones pour un usage civil.


Zone interdite aux vol de multirotors

2- Connaître les notions de base en Photo (réglages ouverture, vitesse, ISO…)

Si ces valeurs ne vous disent rien (ex : 17-85 mm, 17-40 mm, f/2, ISO 800), il vous faudra lire quelques tutoriels pour comprendre les bases de l’ouverture, de la vitesse d’obturation, de la sensibilité ISO, de la profondeur de champ et surtout de la longueur focale.

C’est justement cette dernière valeur, combinée avec les autres, qui est responsable par exemple de l’angle de vision et permet de prendre des photos panoramiques. Il va vous falloir ici maitriser les fondamentaux et commencer par obtenir une bonne comprehension du triangle d’exposition sera un bon début !

Ces règles valent pour tous les types d’appareils photos/vidéos, et ce même pour la caméra de votre Smartphone ou de votre GoPro.

Ainsi, le choix de vos objectifs et de la composition de vos photographies/vidéos dépend de ces notions que vous pouvez maîtriser en moins d’une demi journée.

Retrouvez mes astuces pour améliorer vos prises de vue aériennes !

3- Tester les réglages avant le décollage


multirotor au sol avant le decollage

Si certains drones, comme le 3DR SOLO ou les drones de la gamme DJI, permettent de réaliser les réglages caméras à distance, la plupart des autres quadricoptères ne disposent pas de cette option.

Mais de toutes les manières, à la vue du temps de vol relativement court de ces machines, il n’est pas toujours conseillé de perdre 3 ou 4 minutes précieuses à modifier les réglages en plein vol.

Pour cela, réalisez vos réglages selon le type de photo/vidéo que vous souhaitez prendre avant de décoller votre multi-rotor.

Voici six conseils pour régler la caméra de votre drone :

  • Positionnez votre caméra à un angle d’inclinaison faible, environ 15° maximum, ce qui vous permettra de réaliser des mouvements fluides, notamment en mode travelling.
  • En règle générale, utilisez une résolution de 1080p avec 30fps (30 images par seconde), ce réglage vous permettra de réaliser d’excellents plans cinematiques si vous le souhaitez et de prendre moins d’espace sur votre carte SD et disque dur. Même si la plupart des nouvelles caméras proposent de filmer en 4K, cette résolution n’offre généralement que du 24 ou 30fps (sauf sur les modèles les plus récents qui atteignent 120 fps), ce qui n’est pas suffisant pour réaliser de beaux ralentis (cela n’est pas valable pour les caméras de dernières générations, comme la HERO 4, qui permet de faire des super ralenti même et utilise pleinement la 4K).
  • Si votre drone permet de modifier la vitesse de rotation (le yaw), réglez celle-ci de manière à ce qu’elle soit relativement faible : de préférence à 50°/sec. Une vitesse de rotation faible vous permettra de tourner votre caméra de manière fluide et de réaliser ainsi des prises de vue stables et d’éviter les mouvements parasites du Yaw que les amateurs de video haïssent tant.
  • Temps de pose : réglez votre appareil photo à 1/500e ou 1/1000 pour obtenir des photos nettes. Essayez de ne pas descendre sous 1/125 pour réduire le niveau de vibrations. En video il est bon de régler la vitesse d’obturation à environ deux fois votre nombre d’images par secondes. Ex si vous filmez à 30 IPS, une vitesse d’obturation de 60 sera parfaite. 
  • Si vous pouvez jouer avec l’ouverture/aperture (comme sur le nouveau Phantom 4 Pro par exemple), essayez de filmer avec votre ouverture au minimum (grandes valeurs) pour maximiser la netteté de vos images surtout en mode paysage. Le réglage optimal ce situe en général à environ 2 stops de votre valeur maximale (ex sur le P4 Pro 9, la valeur maximale étant 11). 
  • Privilégiez le mode photo Digital Negative (DNG ou RAW). Ce format vous permettra d’éditer et de retoucher vos photos avec une grande liberté, et mieux encore, de corriger celles-ci lorsque les contrastes sont très prononcés (à cause de la météo).

4- Désactiver l’autofocus et utilisez l’histogramme

Si vous souhaitez photographier les paysages et les grands espaces, il est conseillé de désactiver l’autofocus et de passer à un réglage manuel, avec une focale proche d’infini.

Le Phantom 4 Pro possède maintenant une fonction autofocus qui permet d’ajuster automatiquement le focus lors de vos transitions entre différents plans. (bon pas encore tout à fait au point d’après moi..)

Sur les nouveaux modèles de drones DJI, pensez à taper l’écran pour le tap to focus si vous ne voulez pas avoir de surprises en post…

Si vous le pouvez, jouez sur votre ouverture qui influence aussi la netteté !

Réglez l’ouverture sur F08/F11 pour obtenir une composition homogène et surtout nette. A noter que plus l’ouverture augmente, plus la caméra aura besoin de lumière et de stabilité.

A vous de bien maitriser votre triangle d’exposition pour ajuster en consequences en fonction de la lumière. 

Utilisez l’histogramme pour l’exposition !

Lorsque vous utilisez un système de retour video FPV et plus particulièrement si vous filmez dans des endroits a forte luminosité, il peut être vraiment difficile de choisir le bon niveau d’exposition. Ca nous est tous arrivé de shooter dans un endroit magnifique et de s’apercevoir une fois rentré a la maison que nos plans sont (le plus souvent) sur exposés et vraiment inutilisables par la suite !

De nombreux constructeurs comme DJI ont intégrés un histogramme dans leur logiciel pour suivre le niveau d’exposition en temps réel ce qui permet de vous éviter ce genre de déconvenues une fois de retour devant votre ordinateur !

5- Préparer le circuit de vol


preparation-plan-de-vol-bebop-2

De nombreux modèles de quadricoptères offrent maintenant la possibilité de paramétrer son plan de vol ainsi que différents points de passage via GPS!

Comme le temps de vol des drones est relativement faible, à moins de disposer de suffisamment de batteries de rechange, il est préférable d’élaborer un plan de vol en amont pour gagner du temps.

Certains drones disposent de GPS et permettent de programmer des circuits et de voler en mode automatique. Ce mode est donc parfait pour ceux qui veulent se concentrer sur le cadrage et la prise de vue sans se soucier de la stabilisation et du pilotage. Le repérage vous permettra en règle générale de gagner un temps précieux !

Conseils pratiques :

  • Pour profiter des meilleures conditions de luminosité, prenez vos photos/vidéos tôt le matin ou en fin d’après-midi. C’est à ces moments que la lumière est plus intéressante. Les fameuses Golden Hours en Anglais.
  • Choisissez un endroit spacieux avec pas ou peu d’oiseaux et d’obstacles pour éviter les collisions.
  • Faites attention au vent (surtout en rafales) pour la survie de votre engin mais surtout la qualité de vos photos/vidéos.
  • Essayez de visualiser le rendu final souhaité et le type de plans que vous recherchez pour votre montage ! Cela vous aidera grandement en post production.

Pour tout savoir sur les batteries pour multi-rotors, rendez vous ici!

6 – Prendre en compte les conditions météos

La qualité de vos photographies et vidéos peut se détériorer si les conditions météorologiques ne sont pas optimales.

​La météo peut altérer significativement le pilotage et la prise de vue. Pour éviter cela, il est préférable d’éviter de voler quand :

  • Le vent est trop fort ;
  • Les températures sont très hautes ou très basses ;
  • La luminosité est très faible, par exemple en cas de : brouillard, tombée de la nuit, ciel très couvert, risques de précipitations, etc.
  • Dans le cas où les conditions d’ensoleillement ne sont pas optimales, vous pouvez utiliser un filtre polarisé sur votre caméra pour ajouter plus de contrastes aux couleurs ou tout simplement jouer avec vos réglages d’exposition ;
  • Regardez les conditions météorologiques de la région à la veille de chaque sortie.

7 – Piloter le drone en mode prise de vue (FPV)

Pour obtenir des photos de grande qualité, il convient de respecter quelques règles de pilotage :

  • Essayez de tester l’équilibre du drone avant de le faire voler : positions des hélices, position de la caméra et des appareils, etc.
  • Evitez de changer brusquement de vitesse, restez de préférence sur une vitesse lente pour gagner en stabilité ; vous pourrez augmenter la vitesse en post prod !
  • Réalisez des mouvements lents et fluides ;
  • Evitez les mouvements brusques ;
  • Soyez doux sur le Yaw, les mouvements de rotation du drone pour tourner la camera qui créent souvent un effet de rolling shutter vraiment désagréable.

controle-de-votre-multirotor-via-lunettes-FPV

Le FPV se développe à vitesse grand V poussé par l’apparition de nombreux modèles de lunettes VR et d’écrans intégrés sur la marché!

8 – Prendre de l’altitude pour augmenter l’angle de prise de vue

Plus vous prenez de l’altitude, plus la composition de la photo sera intéressante. Cela permet d’obtenir un champ de vision plus large et obtenir ainsi des images exceptionnelles.

Quand vous prenez de l’altitude, évitez de cadrer vos photos face au soleil, les hélices peuvent créer de l’ombre sur l’image.


photo-en-haute-altitude

Vainqueur du concours international de photographie en drone 2016 dans la catégorie nature – credits Dronestagram

  • Important : Pour éviter les amendes, le drone doit voler à une altitude inférieure à 150 m et doit toujours rester dans votre champ de vision (sauf vol en FPV).

9 – Cadrer avec le système FPV

Le système de commande FPV (First Person View) est devenu avec le temps extrêmement utile, voire indispensable pour cadrer à distance et piloter en temps réel…

Choisissez un système de retour vidéo performant avec une bonne transmission WIFI pour éviter le décalage de l’image, fameuse latence que les pilotes de racing haïssent tant. Il existe dans le marché une large variété de marques qui proposent des systèmes de commandes FPV avec écran retour pas chers.

A titre d’exemple, le 3DR Solo permet d’obtenir des images en direct de la GoPro ce qui permet d’augmenter le champ des possibilités en vidéos.

  • Important : Attention à bien lever le nez de votre écran retour par moment pour bien garder votre drone à vue ! Croyez moi vous me remercierez par la suite lorsque vous aurez évité un crash de justesse…

10 – Bien choisir la caméra pour votre drone

Bien entendu la plupart d’entre nous choisissent des modèles de drones avec cameras intégrées, les constructeurs ayants fait de réels efforts dans le domaine au cours des dernières années.

Néanmoins, les caméras et boitiers les plus sophistiquées offrent plus de possibilités en termes de focales, de qualité et de sensibilité, et influent sur le choix du drone et de la nacelle que vous allez devoir fixer à votre quadricoptère si vous choisissez cette route.

Je vous conseille de vous rendre sur cette page pour vous aider à cibler vos besoins et choisir la caméra la plus adaptée à vos besoins!

De manière générale, les caméras les plus couramment utilisées sont la Sony A7, la caméra intégrée (DJI 4K) GH4, Canon 5D/6D/7D, ou encore la GoPro (qui reste la plus utilisée sur le marché).

Conseils pratiques :

  • Choisissez de préférence les caméras offrant les plus grandes résolutions ;
  • Si l’objectif est intégré à la caméra, choisissez celle qui propose une courte focale : un grand angle.
  • Si vous souhaitez filmer avec votre caméra, choisissez un modèle offrant les plus grandes valeurs en FPS.
  • Si cela n’impacte en rien la qualité de l’image, il est souhaitable de choisir la caméra la plus compacte/légère de la gamme pour de meilleures performances de votre drone en vol.
  • Mais attention, vous allez très souvent devoir faire un compromis entre poids et qualité d’image :
  • Le poids : Un 5D mark III avec un objectif de 35mm par exemple est bien plus encombrant pour votre drone qu’une GoPro. L’ensemble fait plus qu’1 kg ce qui influe sur la vitesse, l’équilibre, la sécurité et l’autonomie de votre drone.
  • La qualité d’image : Néanmoins, si vous souhaitez obtenir des vidéos de qualité optimale, le 5D mark III est évidemment l’appareil qu’il faudra monter sur son drone. Le drones DJI de la gamme Inspire embarquent par ailleurs des cameras de qualité comme par exemple la fameuse X5.

Sources/credits:

– Dronestagram pour les photos aeriennes. Piton de la fournaise, Volcano by Jonathan Payet et Kalbyris forest Denmark by Mbernholdt

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Présentation du OSMO +, la caméra stabilisée de DJI

Dans le segment des caméras stabilisées, le DJI OSMO + se positionne parmi les caméras les plus prometteuses de 2017. Montée sur un manche de qualité, cette caméra stabilisée présente de nombreux atouts qui ne manqueront pas de vous séduire si vous êtes à la recherche d’une camera à utiliser en complément pour vos montages en mélangeant images au sol et aériennes.

dji osmo - dans sa boite de transport

DJI osmo + dans sa boite de transport

Je pensais vous proposer ici un test complet du Osmo mais celui-ci n’étant pas “compatible” avec mon Samsung Galaxy Note 5, ce qui ne me permet pas d’obtenir un retour video stable, je ne vous proposerai qu’une simple présentation du produit ! Pardon d’avance…

Présentation

DJI, le constructeur chinois spécialiste de drone, n’a pas manqué de nous étonner avec cette dernière itération du DJI OSMO. Celle version « PLUS » pousse encore loin les limites de la qualité d’image et de la fluidité et apporte en plus le zoom qui manquait cruellement aux possesseurs de la version standard.

le osmo plus et sa poignee

Les cameras de la gamme OSMO sont conçues comme des mini-steadicams, c’est-à-dire une caméra assistée par un système de stabilisation monté sur nacelle à 3 axes, DJI ayant un certain savoir faire dans le domaine.

L’ensemble est tenu par une poignée de 15 centimètres de long et peut être contrôlé via l’application DJI Go pour le retour video (sur iOS et Android, pas nécessaire pour faire fonctionner la camera).

Cette version « PLUS » se distingue surtout par la mise à jour de la caméra. Dorénavant, il est possible de zoomer pendant la prise de vue, contrairement à l’ancienne version standard. DJI Osmo+ est, aujourd’hui, la seule caméra stabilisée qui dispose d’un zoom x7.

Le design est vraiment sympa et la finition de la poignée est de bonne qualité. La finition de la partie supérieure avec camera fait par contre plutôt « cheap » d ‘après moi et DJI aurait largement pu faire mieux ici !

Une bonne qualité d’image

Le DJI Osmo + embarque une caméra Zenmuse X3 avec Zoom. Il est possible si vous le souhaitez de monter la caméra X3 de l’Inspire sur l’Osmo+, mais l’inverse n’est pas possible en raison d’une petite différence de conception.

La caméra dispose d’un capteur vidéo, le Sony Exmor R BSI 1/2,3″, capable d’enregistrer des vidéos en 4K (4096×2160) Ultra HD, à 25 images/seconde, ou en Full HD à 30 ou 60 images/secondes.

camera et gimbal du osmo plus

Camera et gimbal du osmo plus

Logée dans une sorte de boule de protection, la caméra est montée sur des moteurs Brushless à 3 axes pour gagner en fluidité. Une électromécanique permet d’adoucir les transitions.

Grâce à son angle d’inclinaison de 170° qui peut pivoter horizontalement sur 640°, vous pouvez à présent réaliser des mouvements compliqués sans toucher à la qualité de l’image.

Contrairement aux « action cams » classiques de types GoPro Hero, la DJI Osmo+ fait appel à une double technologie de zoom optique x 3,5 et de zoom numérique x 2 pour atteindre un grossissement de l’ordre de x7.

D’apres mes essais (vraiment courts en raison de problèmes de compatibilité) je trouve que la video est plutôt bonne mais vraiment loin d’être parfaite sortie de la carte SD avec parfois des effets d’alliasing notament sur les bords du capteur. Il vous faudra passer par le case post prod pour obtenir un rendu convenable d’après moi.

Pas mal donc pour l’utilisateur lamba mais honnêtement on est ici loin du rendu pro vendu par DJI… Ami professionnel passes ton chemin un conseil !

Retour vidéo sur smartphone

Contrairement aux « action cams » classiques de types GoPro Hero, la DJI Osmo+ fait appel à une double technologie de zoom optique x 3,5 et de zoom numérique x 2 pour atteindre un grossissement de l’ordre de x7.

port micro externe

Support Smartphone et Port micro externe

Gros problème ici pour moi au déballage du produit, impossible de verrouiller le signal et d’obtenir un retour vidéo avec mon Samsung Note 5. Après quelques minutes d’essai je teste avec le S6 de ma compagne et le Osmo fonctionne parfaitement. J’ai contacté le support de DJI qui m’a répondu que Android pouvait créer des problèmes de compatibilité avec les produits de la gamme Osmo. En gros la réponse du support fut la suivante, « utilisez un iPhone et l’Osmo fonctionnera à 100% »… Merci DJI oui il est vrai que Android représente seulement 60% et plus du marché de la téléphonie, pourquoi s’encombrer…

Faites attention donc à bien verifier la compatibilité avec votre smartphone avant tout achat…vous risqueriez d’être, tout comme moi plutôt déçu!

Compatibilite Osmo Plus

Contrairement à sa version mobile qui utilise elle le Bluetooth, celle-ci fonctionne via Wifi seulement !

Je regrette la non-présence de tracking d’objet à l’écran (peu être suis-je trop exigeant ici…), une option qui facilite grandement la prise de vue selon moi. Vous avez néanmoins la possibilité de contrôler le mouvement de la camera au toucher via l’écran de retour (en laissant appuyer votre doigt sur l’écran) ce qui s’avère pratique pour suivre un sujet en mouvement.

​Le bouton de forme ronde servant à faire bouger la camera grace au pouce n’est pas vraiment précis et crée parfois des à-coups visible sur vos vidéos. Cela demande une certaine pratique je pense. D’après DJI, il est possible de faire bouger la camera de façon manuelle en pivotant (à la main) la camera. Pas sur que ce soit très bon pour la gimbal à long terme…mais tout de même plus precis selon moi que ce bouton.

Enregistrement sonore

Contrairement à l’ancienne version, le DJI Osmo + dispose d’un micro FlexiMic qui permet d’enregistrer les ambiances. Même si la qualité laisse (vraiment) à désirer, la présence de cette option est tout de même saluée.

Une prise audio est également intégrée sur le devant du Osmo pour vous permettre de brancher un micro externe pour obtenir un son de meilleure qualité lors de vos prises de vues et surtout éloigner la prise son du ventilateur du Osmo qui fait un bruit assez gênant.

Mon conseil ici, munissez vous d’un micro externe car celui qui est intégré dans le Osmo est vraiment peu performant, pour être gentil !

Les modes disponibles

En plus des modes déjà disponibles sur la version précédente, de nouveaux modes font également leur apparition :

  • Timelapse : Osmo + vous permet de réaliser des Timelapses et même des Hyperlapses. Il suffit pour cela de marquer un point de démarrage et de fin et d’appuyer ensuite sur «Démarrer» pour créer l’effet sans recourir à d’autres équipements spéciaux.
  • Panoramas à 180 ou 360 degres.
  • Automatique : il est possible de contrôler la caméra à l’aide du Joystick quadri-directionnel. Je trouve personnellement ce Joystick peu pratique et difficile à utiliser pour le cadrage. Possibilité de cadrer en bougeant la camera à la main ou en laissant votre doigt appuyé sur votre écran retour.
  • Photo : la caméra vous permet également de prendre des photos d’une résolution de 12 mégapixels.
  • Live : avec l’application DJI GO, vous pouvez maintenant réaliser des streams “live” directement sur votre smartphone.

Principales caractéristiques du DJI Osmo +:

  • Vidéo de 4K / 30 images par secondes et vidéo de 1080p / 120ips avec capture sonore.
  • Photo de 12 mégapixels (Format DNG/RAW disponible).
  • Timelapse automatique et Timelapse en mouvement.
  • Un poids étonnamment léger de 422 g
  • Mode prise de vue silencieuse. Possibilité de désactiver le ventilateur qui est plutôt bruyant !

Quelques Critiques/Bugs !

  • AF loin d’être exceptionnel : l’AF n’est vraiment pas top à mon avis. Sur l’Osmo d’origine, le focus était fixe. Sur celui-ci vous devez appuyer sur l’écran pour le focus ce qui n’est pas idéal surtout quand vous êtes en mouvement Osmo en main.
  • Le signal retour coupe parfois pour je ne sais quelle raison, l’App DJI Go crashe, ”Lens not Connected error”…
  • La synchronisation de l’audio est vraiment bof.

Inconvénients

  • Pas de capuchon pour protéger l’objectif. Une protection d’objectif de base aurait été appréciable vu le prix de l’engin…
  • Durée de vie de la batterie moins d’une heure. Pensez à en acheter d’autres en complément pour vos sorties.
  • Qualité du micro horrible. Il va falloir vous équiper d’un micro externe en plus ici. 

Verdict

Le DJI Osmo + offre une camera de bonne qualité couplée à un stabilisateur performant et vous permettra d’obtenir un rendu cinématographique plutôt appreciable pour vos plans au sol et sera tout a fait convenable pour une utilisation familiale voir semi-profesionelle.

port micro sd et verouillage gimbal

Il faut reconnaitre qu’il était difficile voir quasiment impossible d’accéder à ce genre de résultats niveau camera à main stabilisée pour un prix inférieur à 1000 euros il y a encore quelques temps.

La stabilisation à l’air de vraiment bien fonctionner et les différents modes de prises de vue, les résolutions disponible ainsi que la possibilité de shooter en Raw sont un vrai plus ici. 

Je regrette toutefois de nombreux problèmes rencontrés avec ce produit après seulement quelques minutes d’utilisation qui font que je ne le recommande pas en l’état actuel des choses !

Le Osmo en version plus souffre de gros problèmes de compatibilité smartphone ne permettant pas toujours de profiter du retour video, surtout via smartphones Android. Je ne suis apparement pas le seul à m’en plaindre comme le démontre pas mal de vidéos trouvés sur Youtube. Le signal Wifi peut par ailleurs parfois couper (sur un smartphone compatible) et n’est pas vraiment stable. Pas pratique pour une camera à main qui sera souvent dégainée à la va-vite pour capturer l’instant présent…

La qualité image peu parfois laisser à desirer surtout en cas de faible ou de trop forte luminosité (normal vous me direz il s’agit ici seulement d’une Zenmuse X3) et peu presenter de l’alliasing sur les bords du capteur par moment. Il vous faudra vous munir de filtres spécialement concus pour le Osmo si vous habitez comme moi dans un coin ensoleillé !  

Le microphone intégré est vraiment minable (et je pese ici mes mots), je ne parle pas de la synchronisation de l’audio qui laisse vraiment à desirer.  

Si vous avez les moyens, je recommande d’investir un peu plus pour avoir accès a du “vrai” materiel professionnel. Si vous êtes léger niveau finances, un conseil passez votre chemin et considérez la version mobile (si vous possédez un telephone avec une bonne camera) ou utilisez tout simplement votre drone et sa nacelle gyrostabilisée pour des prises de vue au sol.

Démarrer avec le Mavic pro – Premier vol et Préparation étape par étape

Vous venez de mettre enfin la main sur un Mavic Pro de DJI et malgré l’excitation qui vous envahi et le besoin de le tester qui se fait de plus en plus présent, vous vous posez maintenant de nombreuses questions sur la routine à suivre pour vous lancer au mieux et sans crasher votre investissement !

Le Mavic a beau être super facile à déployer et utiliser, il est quand même bon de suivre ce rapide guide de démarrage pour mener à bien votre ou vos premières missions

1 – Commencez ici par lire la notice fournie avec le drone !

guide dutilisateur mavic pro

Cela parait évident pour la plupart d’entres vous mais cela ne l’est pas forcement toujours pour certains… Bon ok les notices d’utilisation fournies par les fabricants de drones sont assez sommaires et de nombreuses personnes (moi inclus) les trouvent vraiment TROP basique.

Vous apprendrez tout de même les fondamentaux grâce à cette notice qui vous permettra de maitriser rapidement les bases si vous débutez.

Par ici pour le manuel utilisateur officiel !

2 – Les batteries

Pour faire voler un engin de la sorte, il va vous falloir du fuel et ici le carburant est électrique et il va vous falloir vous familiariser avec les fondamentaux concernant l’utilisation de batteries de drones, de type Lipo la plupart du temps.

Je vous conseille grandement de jeter un coup d’œil à mon guide d’utilisation, de charge et de stockage des batteries pour drones pour en savoir plus !

chargement batteries et radiocommande

Ici ne vous précipitez pas trop. La première charge est la plus importante ! Comme dit dans mon guide de batteries, c’est la capacité maximale de la première charge qui servira de référence à l’électronique intelligente embarqué dans chacune de vos batteries.

Autrement dit je ne vous conseille pas de faire une courte charge à tout juste 50% pour pouvoir aller tester votre Mavic le plus rapidement ici… De même pour votre radiocommande, prenez soin de la charger au maximum, ainsi que votre tablette ou smartphone pour le retour vidéo.

3 – Déployez votre drone et installez les hélices

Avant de démarrer votre oiseau, il va bien entendu falloir déplier ses bras de façon délicate (attention les bras arrière se déplient vers le bas) et mettre en place les hélices. Les hélices DJI sont vraiment super facile à installer, pas de panique. Il va falloir respecter le code couleur mis en place par le constructeur.

code couleurs helices dji
code couleurs helices dji 2

Placez les hélices avec anneaux blancs au centre sur les moteurs avec des lignes blanches sur les moteurs et celles sans couleur (noires) sur les moteurs sans couleur. Les moteurs d’un drone sur les diagonales opposées ne tournent pas dans le même sens pour pouvoir faire tourner votre drone dans les air (pour faire vraiment simple).

gif installation helices

Personnellement je préfère mettre mes helices de façon bien droites mais vous pouvez décoller avec les helices pliées, aucun soucis d’après DJI !

Enlevez ensuite la bulle protectrice en plastique présente sur le nez du drone servant à protéger votre nacelle et sa camera. Cette bulle sert juste à protéger le nez de votre engin. Je vous déconseille personnellement de voler avec car le rendu est assez moche !

le drone vu de cote

Enlevez par ailleurs le plus soigneusement possible le clip en plastique servant à bloquer votre nacelle (gimbal clamp en Anglais). Faites bien attention à toujours enlever cette protection avant de démarrer votre Mavic !

  • Lors de l’allumage et de la mise sous tension du drone, la nacelle et sa camera se mettent en mouvement (parfois super brusque ne vous inquiétez pas ici) pour réaliser quelques tests internes avant de vous donner le feu vert pour le décollage.

4 – Installez l’App DJI Go 4 sur votre Smartphone ou Tablette

Rendez vous sur votre App store et télécharger l’appli DJI Go 4 (Attention à ne pas vous tromper ici, l’App DJI Go normale sert à contrôler les anciens modèles de la gamme DJI ou la gamme OSMO, téléchargez bien la version 4).

Connectez votre smartphone ou tablette à la radiocommande du Mavic. Un conseil ne la pousser pas à fond car il vous sera difficile par la suite d’accéder aux boutons présents sur le haut de votre App DJI Go (légère erreur de conception ici de la part de DJI).

Une fois l’App téléchargée, lancez-la et démarrez votre radiocommande ainsi que votre drone Mavic avec une simple pression rapide suivie d’une pression longue sur le bouton de démarrage. Il est recommandé de lancer de préférence la radiocommande avant le drone pour ne pas avoir de problèmes de connexions par la suite.

App Android DJI GO 4

Vous aurez probablement à mettre à jour le firmware de votre drone lors de votre premier démarrage et une notification devrais apparaitre sur votre écran DJI Go. Vérifiez bien que votre drone, sa télécommande et votre appareil servant au retour vidéo ont assez de batterie car les MAJ peuvent parfois prendre quelques dizaines de minutes. Le drone doit au moins avoir 50% de batterie pour que vous puissiez lancer la MAJ.

mise a jour du firmware

Bien entendu, veillez à ne pas éteindre votre téléphone/tablette, le drone ou sa radiocommande pendant la mise à jour ! Une fois la MAJ terminée, le drone redémarrera probablement une fois ou deux en émettant le fameux son de démarrage propre aux appareils DJI.

  • Une fois les MAJ faites passez votre smartphone en mode Avion pour éviter les interférences en vol et bloquer les coups de fil !

5 – Réglages Menu statut du drone (en haut à gauche)

Rendez vous directement dans le menu général DJI présent sur le haut de votre écran (rouge, orange ou vert en fonction du statut de décollage de votre drone).

Cliquez sur la barre de couleur qui ouvrira le menu de réglages avancés du drone.

menu statut aircraft

Ici il va vous falloir réaliser une calibration de votre boussole (compass en Anglais) à chaque fois que vous volez dans un coin diffèrent. Le système vous demandera de faire cette calibration quand elle est vraiment requise mais je vous conseille quand même de la faire à chaque fois que vous volez dans un nouveau spot. Attention à vous éloigner de toute source métallique durant la calibration !

Evitez tout ce qui est béton armé ou pont avec structure métallique cachée sous la structure et enlevez toute gourmette et posez la radiocommande ainsi que votre smartphone à distance.

menu calibration bousolle

Je recommande personnellement de télécharger le logiciel DJI Assistant sur votre ordinateur pour calibrer votre IMU, votre VPS et votre camera de façon plutôt régulière et avant votre premier vol (pas totalement nécessaire car le Mavic est vraiment fait pour être rapidement déployé, mais cela peut vous aider pour régler d’éventuels problèmes dans le futur).

Les utilisateurs avancés passeront forcement par cette étape que je recommande vraiment pour plus de contrôle sur votre oiseau (upgrades et downgrades de firmwares notamment).

Vérifiez bien que votre carte SD est formatée et bien insérée dans le port prévu à cet effet. Il serait vraiment dommage de vous apercevoir d’un éventuel oubli une fois en l’air non ? Si vous vous souciez du format de votre carte SD, chargez-la, de préférence vide pour ne pas perdre vos données et formatez-la via le menu DJI Go.

Assurez vous qu’il n’y ai aucun message d’erreur notamment concernant les interférences et la qualité du signal.

Ici si les barres virent au rouge, il est recommandé de changez d’endroit ou de refaire une calibration !

6 – Réglages Menu général (en haut à droite)

Ici plusieurs sections disponibles :

Réglages généraux

Ici il vous faut vous assurer que votre Home point est bien enregistré à l’endroit ou vous vous trouvez.

parametrage du home point

Prenez l’habitude de vérifier que le point se trouve bien au bon endroit sur la carte GPS (DJI a connu des bugs par le passé avec des drones qui positionnaient le Home Point à des kilomètres parfois de sa localisation réelle…je vous laisse deviner le résultat en cas de batterie faible ou quand les utilisateurs ont déclenché le retour à la maison…).

options retour a la maison et home point

Parametrez ensuite votre altitude minimale de retour à la maison. Concept super important ici, en cas de perte de signal (failsafe) ou de pression du bouton retour à la maison, le drone va automatiquement monter à cette altitude pour effectuer son retour de façon automatique. Faites attention à régler cette altitude par rapport à l’obstacle le plus haut dans votre environnement. En cas de doute voyez large, mieux vos prévenir que…

mode pour debutants

Vous pouvez aussi activer le mode débutant dans ce menu si vous n’êtes pas très confiant. Ce mode bloque votre drone dans un rayon d’action de 30m et bride votre vitesse maximale ainsi que les modes de vols accessibles. Pratique mais rapidement ennuyeux d’après moi…

Réglages des capteurs

Ici activez tous les capteurs, surtout si vous débutez !

Rendez vous aussi dans General Settings (les 3 …) > Video Cache pour activer ou non le cache vidéo, c’est à dire l’enregistrement sur votre smartphone/tablette (en plus de la carte SD, pas forcement top si vous êtes juste niveau mémoire, pratique toutefois pour visionner vos rushs de suite après atterrissage).

enregistrement des videos sur votre smartphone

C’est tout ce qu’il vous faut régler ici pour débuter dans de bonnes conditions. Bien entendu ce tutoriel est plus pour les débutants et présente les réglages DJI Go de façon “sommaire”. L’App offre des réglages beaucoup plus avancés avec lesquels vous vous familiariserez rapidement par la suite.

Dernier conseils avant de vous lancer

  • Par pitié ne vous lancez pas dans un vol en intérieur si vous n’avez pas ou peu d’expérience de vol !!!

Le vol en intérieur peu être vraiment traitre, même pour des pilotes plus avancés, le Mavic ne volant pas à l’aide du GPS mais de son système de positionnement et se dirige en manuel seulement !

Lancez vous depuis un endroit dégagé en extérieur en respectant de préférence la législation en place 😉

  • Puisque nous parlons de mode manuel, il vous faut aussi savoir que le Mavic se met automatiquement en mode manuel (Atti) quand il passe en dessous de la barre des 10 satellites verrouillés et quand le signal GPS devient faible.

Assurez vous donc d’avoir un bon GPS lock (assez de satellites disponibles en haut à droite de votre écran) si vous n’êtes pas à l’aise avec le vol en manuel (J’ai moi même faillit crasher mon Mavic des le premier jour ne sachant pas cela en décollant de mon balcon…) et soyez toujours prêt à garder le contrôle sur votre oiseau.

  • Enfin dernier conseil pour clôturer ce tutoriel, évitez de vous reposer sur l’assistance en vol si vous n’êtes pas familier avec les drones, notamment le retour à la maison dont le fonctionnement peut être difficile à cerner au début et qui peut parfois entrainer des réactions « bizarres » de la part du drone.
faites toujours votre calibration

Entrainez vous à piloter votre drone en mode GPS ou manuel et rapatriez-le manuellement ce qui vous aidera par la suite. Gardez toujours à l’esprit que l’assistance c’est super mais des problèmes peuvent parfois arriver à cause de cette même assistance ! Rare son les bugs même si ils arrivent mais ne vous inquiétez pas le cas échéant vous devriez être couverts par la garantie DJI.

La majorité des crashs viennent principalement d’une erreur humaine et décollent bien souvent d’une mauvaise compréhension du comportement du drone.

Vous trouvez les sticks et la nacelle trop sensibles ? Rendez vous ici pour régler cela.

Selection de drones pour Selfies

Je pense que vous serez d’accord avec moi pour dire que 2016 a été officiellement l’année où les drones selfie sont devenu tendance !

Les simples perches à selfie sont peu à peu devenues banales et les drones ont rapidement offerts une toute nouvelle dimension beaucoup plus aérienne aux simples selfie avec smartphone.

Les drones se sont pas mal démocratisés en 2016 avec l’apparition de nouveaux modèles faciles à utiliser et une réelle volonté des fabricants de rendre la pratique plus ouverte, en offrant toujours plus de modes de vol automatisés sur leur drones, notamment pour prendre des selfies (on pense ici à DJI et sont fameux mode gesture, que je n’ai encore pas réussit à faire fonctionner perso pour l’anecdote…bon Ok je n’ai pas beaucoup essayé c’est vrai, le selfie ne représentant que peu d’intérêt pour moi).

La plupart des drones “selfie” présents sur le marché en 2017 permettent de prendre des photos décentes et vous offrirons un angle de vision différent – chose qui est difficile à réaliser en utilisant de simples bâtons ou des caméras ordinaires au sol.

Ci-dessous, j’ai listé certains des meilleurs drones à selfie que vous pouvez trouver en ce moment à la vente, avec leurs spécifications et pourquoi vous devriez les considérer.

Sans plus tarder, une selection des drone pour selfie :

Zerotech Dobby

Le Zerotech Dobby est un drone de poche pour selfie par excellence avec une caméra HD. Son contrôle est basé sur vos gestes principalement, une reconnaissance faciale et le positionnement par satellite double sont présents, le tout joliment emballé dans un appareil de taille mini que vous pourrez littéralement emporter partout avec vous !

Vous pouvez contrôler le Dobby via ses capteurs de gestes ou via l’application smartphone qui est fournie. Bien sûr, vous pouvez facilement afficher et partager vos photos à partir de l’application et ce en un instant.


le dobby selfie drone

Ce que j’aime particulièrement sur ce drone selfie est qu’il est extrêmement léger (un peu moins de 200 grammes), et la qualité des photos n’est plutôt pas mal pour ce type de modèle. Cela reste bien entendu un drone d’entrée de gamme à ce prix la et on est bien entendu loin du rendu des meilleurs drones vidéo.

Il peut voler pendant environ 9-10 minutes, ce qui devrait être suffisant pour bombarder vos amis et vous même de photos !

Wingsland S6 Premium Drone

Sur le papier, le Wingsland possède les caractéristiques suivantes :

  • Caméra HD 4K
  • Photos 13 MP
  • Gimbal 3 axes
  • Contrôle via application smartphone
  • Contrôle par le geste
  • Mode suivi de sujet
  • Photo a 360 degrés
  • Évitement d’obstacles, bon super limité ici, on est loin du Phantom 4 Pro par exemple !

Dans l’ensemble, cette unité offre une certaine qualité de construction ainsi que de nombreuses fonctionnalités pour vous amuser.

Cependant, la majorité de ses utilisateurs rapportent qu’ils ont eu divers problèmes logiciels avec ce drone, qui est forcement vu le prix, loin d’être parfait au niveau électronique embarquée.

Yuneec Breeze

La réponse de Yuneec à leur concurrence est appelée Breeze. Il possède une caméra UHD 4K pour la vidéo et un capteur 13MP pour les photos, 5 modes de vol intelligents automatisés pour obtenir les meilleures prises (Selfie, Pilot, Orbit, Journey, Follow Me) et avec son design avec hélices pliables et son poids plume, c’est certainement un des drones les plus léger et portable du moment !

Le Breeze vous permet de partager toutes vos photos instantanément sur la plupart des applications de médias sociaux – Facebook, Twitter, Instagram, WhatsApp Google+ et Flickr ce qui séduira les amateurs de blogging et de réseaux sociaux.

Cependant, tout comme le Wingsland S6, ce drone selfie est loin d’être parfait (aucun drone ne l’est vraiment) – parfois vous pouvez vous attendre à perdre la connectivité WiFi et le signal en extérieur et voler en intérieur peut parfois être un challenge.

DJI Mavic Pro



Bien que n’étant pas spécifiquement un drone selfie, le Mavic Pro dispose d’un contrôle de gestes intégré, qui permet à son utilisateur de faire des selfies de façon automatique via le mode intelligent Gesture voir via le mode active track pour la vidéo.

Jusqu’à présent, la technologie de contrôle gestuel sur les drones DJI n’était pas 100% fiable, et vous aviez souvent besoin de vous y reprendre a quelques fois jusqu’à ce que vous puissiez réussir une prise (comme je disais plus haut j’ai personnellement du mal avec ce mode…).

Cependant, une fois que vous obtenez le coup, le Mavic se transforme en une bête à selfie – il se distingue certainement des autres drones dans ce domaine en étant plus complet.

Cet appareil est fait pour les personnes qui sont souvent sur la route et ont besoin d’une machine fiable qui peut être rapidement déployé en 1-2 minutes, contrairement à la plupart des autres appareil plus volumineux.

Le Mavic Pro possède pas mal de détracteurs et autres utilisateurs sceptiques quant à la qualité de ses prises de vues en photo comme en video ! Je pense personnellement que vu la taille du capteur, les résultats sont globalement assez satisfaisants meme si il est vrai qu’il vous faudra surement quelque peu retoucher vos images en post.

Cliquez ici si vous voulez en savoir plus sur ce drone portable étonnant. Mon test du Mavic pro !

Hover Camera Passeport

Le Hover est l’un des produits les plus intéressants que j’ai pu découvrir en 2016.

Il a une conception vraiment unique (et plutôt sûre d’après son fabricant), grâce à son boîtier en fibre de carbone complète. Le Hover se plie comme un ordinateur portable, et ne peut pas être facilement confondu avec un autre objet à première vue.

Cependant, il offre quelques fonctionnalités plutôt intéressantes :


hover camera

Caméra 13 MP, enregistrement vidéo en 4K, suivi du visage et du corps du sujet, modes intelligents et facilité d’utilisation extrême pour n’en nommer que quelques-uns.

En fait, Casey Neistat lui-même a fait une vidéo sur le Hover, que vous pouvez consulter ci-dessous :

Retrouvez le ici !

Air Selfie Camera

Le AirSelfie est un appareil de poche, qui peut prendre une selfie de vous et vos amis avec une facilité déconcertante.

Il peut planer jusqu’à 20 mètres de hauteur, et vole pendant environ 3 minutes (beaucoup moins que ses concurrents, mais ayez à l’esprit c’est un dispositif qui tient dans votre poche, super mini). Les photos sont prises par une caméra de 5MP et sont stockées sur une carte mémoire micro SD intégrée de 4 Go.

Une fois que vous le positionnez en l’air, vous pouvez le contrôler à partir de votre smartphone (iOS et Android sont pris en charge). Le dispositif est seulement de 52 grammes et il se glisse dans sa couverture de téléphone qui le recharge automatiquement.

Bien qu’il ne soit pas très riche au niveau fonctionnalités, ce périphérique est certainement un des drones selfie les plus intéressants sur le marché.

Retrouvez le ici !

Voyager avec son Drone – Tout ce qu’il vous faut savoir !

Voyager c’est avant tout découvrir de nouvelles destinations et de nouveaux paysages et la tentation est toujours présente pour tout droniste d’amener son oiseau en avion avec soit ! Avant votre départ, il est toujours bon de vous renseigner sur la réglementation en vigueur pour l’utilisation de drones civils une fois sur place ainsi que les règles fixées par votre compagnie aérienne pour le transport.

Pouvoir emporter son drone avec soi est un luxe que de nombreux voyageurs/backpackers se payent de nos jours. A vous les panoramas grandioses, les selfies dans des coins pittoresques et les videos fun entres amis que vous partagerez sûrement sur les réseaux sociaux !


preparez votre sac de transport pour drone

Avant votre départ, il est bon de vous renseigner via internet ainsi qu’auprès des autorités locales compétentes (ambassades, offices de tourisme…).

Le point positif ici est que la plupart des pays touristiques n’ont pas encore tous adoptés de législation propre à l’utilisation d’aéronefs télépilotés, ce qui devrait vous laisser une marge de manoeuvre confortable sur la plupart des destinations.

Si jamais vous ne trouvez pas d’infos concernant votre destination, vous pouvez toujours vous reposer sur Google et trouver un forum de pilotes locaux ou carrément contacter des pilotes de drones professionnel sur place qui vous donnerons bien souvent de meilleurs conseils que l’administration en place….

Tous les pays ne traitent pas les drones de la même façon !

  • Certains pays les bannissent ou sont sur le point de les bannir totalement.
  • Certains pays demandent une autorisation pour voler
  • et enfin de nombreux pays ne sont pas très regardants et autorisent leur utilisation sans restrictions particulières.

Note : Il est difficile de vous proposer une liste precise ici, les lois évoluants constamment dans de nombreux pays.

Respectez les règles générales suivantes :

  • Ne volez pas en ville
  • Ne survolez pas les personnes ou les propriétés de trop près.
  • Volez à vue pour éviter tout problème
  • Ne dépassez pas les 120-150 metres qui correspondent bien souvent aux limites d’altitude maximale fixés par l’aviation civile
  • Evitez les abords d’aéroports et les zones militarisées

Transport de votre drone en avion

Les multirotors sont avant tout de simples appareils électroniques avec batterie et ne posent aucun problème particulier aux compagnies aériennes si vous respectez leurs consignes.

Il est ici important de bien séparer le drone de ses batteries qui sont l’element qui peu poser problème de part leur composition hautement dangereuse et leur nature instable.

Les batteries lithium rentrent dans la catégorie des produits dangereux et représentent un risque potentiel pour l’avion dans lequel vous vous déplacez. Votre drone pourra ici voyager dans un sac en soute mais vos batteries devront rester en cabine avec vous !


les batteries lipo peuvent faire de gros degats

Les batteries lipo peuvent faire de gros dégâts

L’ Association internationale du transport aérien (IATA) a mis en place des règles précises concernant le transport de batteries au lithium et il est important de les connaitre pour éviter tout mal entendu et problème une fois à l’aéroport. Il serait dommage d’avoir à vous séparer de votre compagnon juste avant d’embarquer non ? Voici ce qu’il vous faut retenir.

Les conditions de transport d’appareils électroniques et de leurs batteries varient en fonction de :

  • l’énergie en watt/heure (Wh) produite, pour les batteries de type lithium ionique, polymère, lithium iron phosphate (LiPo, qui nous intéressent ici), etc. ;
  • la quantité en grammes (g) de lithium pour les batteries au lithium métal, alliage au lithium…

Il est par ailleurs important de protéger des courts-circuits les bornes des batteries transportées dans vos bagages en cabine.

Pensez bien à les isoler avec de l’adhésif et stockez-les dans des sacs plastiques, dans leur emballage d’origine ou dans une enveloppe individuelle de type LiPo Guard (sac ignifuge, que je recommande grandement pour le stockage de batteries en général).

Vivant en Australie une bonne partie de l’année, je voyage régulièrement avec mes oiseaux, parfois avec deux ou trois pour des missions bien précises. Je prends en général toutes mes batteries avec moi en cabine et les protège avec des emballages de type Lipo Guard. Je n’ai jamais eu jusqu’à présent de contrôles de mes bagages (je touche du bois ici) mais il est quand même nécessaire de prendre toutes vos dispositions ici en cas de contrôle inopiné.


controle de sac aux frontieres

Malheureusement avec la montée du terrorisme les compagnies aériennes sont de plus en plus regardantes et je crois même que au-delà d’un certain nombre de batteries transportées, les services de sécurité de l’aéroport peuvent trouver à redire….

Renseignez-vous auprès de votre compagnie aérienne avant tout départ et dans le besoin, pensez a vous munir d’une copie PDF des documents officiels de l’IATA au cas ou la personne vous contrôlant n’est pas a la page…

D’après l’IATA, la quantité de batteries LiPo < 100 Wh en cabine est limitée à 5 kg par passager donc pensez bien à vous répartir les batteries si vous en avez pas mal et voyagez en groupe !

Pensez aussi à bien vous renseigner en cas d’escales sur votre trajet, le web regorgeant d’histoires croustillantes de dronistes ayant pas mal lutté avec certaines autorités locales en transit. 


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Une fois sur place

Pas de réglementation? Festival ! Profitez-en un conseil mais ne considérez pas pour autant que tout est permis !

Comportez-vous toujours en professionnel (même si vous ne l’êtes pas officiellement), comme vous le feriez en France (si c’est le cas en France…) et imposez-vous les mêmes règles de sécurité.

Certains pays ne plaisantent pas du tout avec les écarts de conduite et vous pourriez vous attirer des problèmes même si la legislation sur les drones n’est pas vraiment au point dans ce pays !

En règle générale, jouez toujours la sécurité et pensez aux personnes autour : évitez le survol de foules ou d’individus, ne survolez pas les sites “sensibles” ou interdits, volez à vue… Renseigner-vous une fois sur place pour être sûr qu’il n’y a pas d’interdiction particulière. En cas de contrôle, ne jouez pas la carte du touriste niais qui ne connais rien et montrez vous responsable et respectueux des autorités.

De nombreux pays restent (pour combien de temps ?) des espaces de liberté pour les dronistes. Gardez tout de même à l’esprit qu’en cas d’accidents ou de mauvais comportements d’un seul d’entre nous, les drones pourraient être purement et simplement interdits et c’est alors la communauté tout entière qui en pâtirais.

Au niveau équipement

Pensez à vous équiper convenablement pour transporter et protéger au mieux votre investissement pendant votre aventure à l’étranger.

Reportez vous à ma section sac de transport pour en savoir plus !

Pour finir, je dirais qu’il faut être conscient des contraintes qui sont réelles, mais elles ne devraient pas vous empêcher de pouvoir profiter de votre nouvelle destination pour faire des photos et videos en drone !

Comment régler son drone DJI pour des plans cinématiques réussis ?

De nombreux utilisateurs de Mavic Pro se sont plaints de l’hyper-sensibilité des sticks du nouveau drone DJI une fois sorti de sa boite avec les réglages usine. Pas facile de prendre des shots de façon cinématique sans trop d’à-coups, vous n’êtes pas forcement satisfait des résultats une fois le visionnage effectué sur votre ordinateur !

Il est vrai que les sticks du Mavic sont réglés de façon plutôt “bizarre” pour certaines personnes n’étant pas familières avec l’App DJI go. Si vous êtes un utilisateur DJI chevronné, je ne vous apprendrais probablement rien ici, mais je tenais tout de meme à faire ce rapide tutoriel pour ceux qui débutent et rencontrent ce problème.



Tout se passe dans votre App DJI Go

Note : Les valeurs annoncés correspondent à mes propres préférences et ne sont en aucun cas les meilleurs réglages possibles. Jouez avec les réglages énoncés pour trouver ce qui vous correspond le mieux !

Commencez par taper sur les trois points en haut à droite pour accéder aux réglages généraux:



Rendez vous pour commencer dans vos réglages Gimbal et ses réglages avancés.



Ici réglez la valeur Pitch Speed sur 10 ou 15 environ pour obtenir des mouvements de gimbal et donc de camera plus lents et plus fluides.

Rendez vous par la suite dans les réglages avancés comme sur cette capture: 




reglages sensibilite des sticks

Et jouez avec les valeurs de sensibilité des sticks sur le throttle (les gaz), le Yaw (sur l’axe) et les mouvements en avançant et reculant. 

Vous devriez maintenant avoir des sticks beaucoup moins réactifs au toucher ce qui est parfait pour realiser des plans parfaitement stables en vol.

MAJ : DJI offre maintenant un mode cinematique sur son Mavic qui vient palier aux problèmes de sensibilité des sticks rencontrés par certains utilisateurs. Je conseille tout de même de jouer avec les réglages énoncés ci-dessus pour un controle maximal.

Les mêmes réglages sont disponibles sur les autres drones de la gamme DJI.

 

 

Le retour du Karma de GoPro

Depuis sa sortie officielle juste avant l’annonce du DJI Mavic Pro en septembre 2016, le Karma de Gopro semblait voué à l’échec et fut rapidement enterré par bon nombre de spécialistes du milieu.

Pas disponible à la commande de suite après son annonce, au lieu de cela, les utilisateurs ont dû pré-commander l’unité et attendre un temps assez long pour son expédition.


Gopro logo

Le volume des précommandes étaient tout de même assez faible, beaucoup d’entre elles ayant été annulées dès que le Mavic Pro fut annoncé (qui était également disponible à l’achat juste après l’événement en direct, bon nous connaissons tous la suite concernant le Mavic…).

Une fois libéré, le Karma a malheureusement souffert de nombreux problèmes avec des unités perdant leur puissance en vol à cause d’un problème de batterie. Environ 2500 unités ont été rappelées par Gopro fin 2016 et un programme de remboursement a été mis en place ce qui a ouvert un boulevard pour DJI sur ce segment.


karma en vol

Maintenant, quelques mois ont passé et le Karma est prêt à faire son come back à nouveau. Cette fois, avec tout un tas d’améliorations d’après Gopro, et on l’espère prêt à frapper fort contre le Mavic Pro.

Mais n’est-il pas trop tard maintenant ? Gopro ont-ils réussi à corriger le tir et la vraie question que tout le monde se pose est la suivant : représente t-il un bon investissement pour les possesseurs de camera Gopro et sera il à la hauteur des attentes du marché ?

GoPro indique qu’ils ont retravaillé leurs batteries et ajouté des verrous supplémentaires pour sécuriser celles-ci – ce qui semblait causer problème sur le modèle de l’an dernier. En outre, le nouveau modèle est plus silencieux qu’auparavant, et ils ont ajouté un peu de rembourrage pour éviter les rayures sur les bras pliables du drone.

Les premières reviews commencent à tomber au quatre coins du web depuis quelques semaines et le moins que l’on puisse dire c’est qu’elles ne sont pas toujours très favorables. Les principales critiques qui lui sont faites sont sa finition en plastique qui fait “cheap” selon certains, sa tenue de position en vol qui peut laisser à désirer, son manque de modes de vol intelligents, l’autonomie de sa batterie…

Une des présentation ayant fait le plus de bruit dernièrement…

À mon avis, c’est beaucoup moins que ce qui aurait dû être fait pour remettre cet appareil sur les rails, car il lui manque encore pas mal de fonctionnalités par rapport à son principal rival – le Mavic Pro de DJI. Il semble que GoPro essaie de ne pas échouer à nouveau et souhaite maintenant plus limiter la casse au près de ses investisseurs et de son public, mais vont-ils pouvoir gérer et survivre sur ce marché brutal ? Je suppose que nous allons le savoir dans les prochains mois.


le karma plie

Il est éventuellement important de relativiser tout ce “bruit” autour du Karma et il sera vraiment nécessaire de le tester et de le comparer au Mavic Pro pour connaitre le fin mot de l’histoire.

Le Karma offre tout de même un kit relativement complet et polyvalent et a son public. Nous essaierons de nous en procurer un dans les mois à venir pour vous proposer un test complet.

Le Karma est de retour à la vente fin Mars 2017 et sera bientôt disponible sur les sites suivants :

La FNAC : Livraison a partir du 29/03/2017

Amazon

J’ajouterai des liens supplémentaires pour les meilleurs prix du web dans les prochaines semaines.